7 Jours et une Vie
est un exemple parfait de film calibré au millimètre par
la "magie" d'Hollywood. Il s'agit d'une comédie sentimentale
ultra-classique, gnan-gnan à souhait et sans la moindre surprise.
D'emblée, on sait comment l'histoire se termine et le faux suspense
de la scène initiale fait long feu. De même, tout au long
du film, les bons sentiments dégoulinent par tous les pores de
la pellicule et les "péripéties" s'enchaînent
sur le mode convenu : animosité des protagonistes, attirance, idylle,
désastre, happy-end. Rien de nouveau sous le mièvre soleil
de la collection Harlequin. |
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N'étant pas un adepte de l'eau de rose, je
ne suis donc pas resté scotché à mon fauteuil par
la tension du film. Pour autant, je n'ai pas non plus passé un
moment désagréable. 7 Jours et une
Vie occupe gentiment une heure et demie si on n'est pas allergique
aux vêtements roses. C'est un honnête divertissement qui,
sans faire attraper des crises de fou rire, se révèle relativement
drôle. De plus, indépendamment de l'absence d'originalité
du scénario, la réalisation est bonne et les acteurs se
montrent à la hauteur (dommage que le personnage incarné
par Tony "Monk" Shalhoub ne soit
pas plus présent au cours du film). |
Angie affiche une blondeur
Marilyn, un brushing impeccable, une garde-robe de Barbie et le sourire
Colgate (ainsi qu'une voix exécrable en VF). On se prend régulièrement
à penser que sept jours, c'est bien beaucoup pour ce personnage
de pétasse tout en superficialité et oripeaux, et qu'elle
aurait mérité de n'avoir plus que sept heures à vivre.
Une preuve en tout cas que le rôle de Lanie
est bien porté à l'écran tant on a envie de la passer
par la fenêtre ou de la pousser sous un camion (de préférence
un gros). |
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En conclusion, un film ni bon ni mauvais. Plutôt
amusant, pas mal fichu sur le plan technique, bien joué, mais trop
téléphoné pour rester dans les annales du cinéma.
A voir surtout pour la scène culte où Angelina
entonne Satisfaction avec une des voix les
plus fausses de l'histoire de la chanson ! |