Une semaine dorée

La Golden Week démarre demain, même si en pratique, je l’ai commencée hier.

Pour tout savoir sur la Golden Week, je vous conseille de lire ma (formidable) prose de l’an dernier à ce sujet.
Petit résumé pour les fainéants… Il s’agit à la base de 4 jours fériés ramassés les uns sur les autres dans le calendrier : le 29 avril (anniversaire de la naissance de Shōwa – Hirohito, comme vous l’appelez), le 3 mai (commémoration de la Constitution), le 4 mai (journée verte), le 5 mai (journée des enfants). Entre deux, le Japon prend ses congés et part en vacances.
Cette année, nickel ! Le 29 tombant un lundi, la Golden Week est rallongée d’un week-end en amont. En aval, le 5 tombant un dimanche, le jour férié est décalé au lundi 6 pour éviter de le perdre. Bilan : 10 jours de congé. Elle est pas belle la vie ?

Je m’étonne toujours de découvrir que des touristes songent à “profiter” de la Golden Week pour visiter le Japon.
Comment dire ?…

NE VENEZ PAS !

Surtout pas, malheureux ! Y a pas pire période !
Tout est fermé. Ce qui ne l’est pas tourne à deux à l’heure en sous-effectif. Un seul secteur carbure, le tourisme. Et si beaucoup de Japonais en profitent pour s’offrir une virée à l’étranger, les autres se livrent au tourisme domestique. Hôtels, trains, avions bourrés à craquer. Le moindre truc visitable arbore dès avant l’ouverture une file de Nippons en goguette longue comme un jour sans pain. Tarifs à l’avenant, majorés pour l’occasion.
Donc 1) ne venez pas et 2) surtout pas à Kyōto, LA ville à éviter à tout prix. Vu le nombre de sites touristiques, elle figure en tête de liste des destinations du moment.
Ah si, paradoxalement, un endroit peut valoir le détour : Tōkyō. Hors coins hyper touristiques et fréquentés, le reste de la ville se vide de ses habitants pour quelques jours. La visite du “Tōkyō hors des sentiers battus” ressemble à une traversée du désert. Le reste affiche sa gueule de tous les jours : avis aux amateurs de bains de foule, certaines rues de Shinjuku deviennent piétonnes et donnent un sens très concret à la notion de “densité urbaine”.

L’an dernier, avec Yumi, on était juste resté glandouiller à la maison. Grosse erreur ! Car il est de tradition de profiter de l’occasion pour faire quelque chose, n’importe quoi, pourvu qu’on puisse en profiter tout le monde après. A la reprise, UN sujet de conversation anime le Japon, rappelant les affres de l’école primaire et de la rédaction post-rentrée : “racontez vos vacances”.
Aussi avons-nous décidé cette année de…
Euh…
Non mais on va trouver…
Peut-être…
Mais vite alors…
A dire vrai, après la longue cavalcade du mariage, on a juste envie de se reposer, pas de baguenauder aux quatre coins du pays. Va donc falloir trouver un vague truc à faire, juste pour avoir de quoi raconter en salle des profs. Le drame des vacances…

Ce contenu a été publié dans Fêtes et festivals. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.