Tokyo 2020

Voilà, c’est officiel depuis ce week-end, Tōkyō organisera les Jeux Olympiques de 2020 !

Ouaip…Vu que l’info est annoncée partout, vu mon amour pour les 3/4 des disciplines olympiques et vu que je n’ai jamais regardé la moindre épreuve des JO depuis ma venue au monde, qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter d’intelligent ?…
Si vous cherchez du taf au Japon, c’est le moment. Il est question de créer 150000 emplois (?!?) juste pour l’occasion. Je suppose dans le bâtiment, l’hôtellerie, la restauration, bref construction et tourisme. Juste que je demande ce qu’ils deviendront après. On ne va pas construire ad eternam et aussi bien les athlètes que les touristes ne vont pas s’installer à demeure.
A l’inverse, si vous cherchez un logement sur Tōkyō, changez de projet. Les prix de l’immobilier, déjà très élevés en temps ordinaire, s’envolent dans des sphères délirantes. On peut d’ores et déjà visiter des appartements-témoins à proximité des infrastructures olympiques existantes ou à venir. Donc un logement cher dans un cadre qui promet d’être  agité et bruyant dans sept ans. Voire avant puisque d’autres travaux sont prévus à proximité, à gransd renforts de grues, pelleteuses, marteaux-piqueurs et autres bip-bip tonitruants d’engins lourds en marche arrière.
L’effet direct sur l’économie en 7 ans est estimé à pas loin de 3000 milliards ¥ (230-250 millions €) et l’effet indirect, incluant les dépenses de travaux et les recettes annexes, grimpe au chiffre pharaonique de 1500000 milliards ¥. On dirait un chiffre dans une conversation de gosses… Pognon dont je ne verrai pas la couleur puisque Tōkyō à elle seule va en gratter la plus grosse partie… et j’habite Kyōto. Pognon qui finira dans l’escarcelle du tourisme, du BTP et du commerce… et je suis prof. C’est con. Par contre, c’est le moment d’investir en bourse dans ces secteurs, car le cours des actions grimpe depuis ce matin. C’est con, j’ai pas d’actions non plus. Faut que je passe d’urgence chez mon banquier.

Je dois bien avouer qu’au fond, je m’en tamponne royalement. Alors oui, je suis content pour le Japon, ne serait-ce que pour le côté tarte à la crème déjà souligné par tous comme quoi “ça remontera le moral et l’économie touristique après Fukushima”. A part ça…
Tant que le kendō ne figurera pas parmi les épreuves, j’aurai vraiment du mal à me sentir concerné.

Avant de dire merci, j'attendrai d'avoir palpé mes dividendes.

Avant de dire merci, j’attendrai d’avoir palpé mes dividendes.

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