Questions à la pelle : le Fossoyeur de Films

fossoyeur de films

Le Fossoyeur de Films, un homme charmant.

En ce jour béni des dieux, l’amicale des barbus accueille deux invités de marque : le Fossoyeur de Films et sa compagne, Pupuce.

J’avais déjà parlé tantôt du bonhomme (séquence souvenir), pourquoi revenir dessus, me direz-vous ? Parce qu’aujourd’hui, comme le chantait le redondant Balisto, c’est différent, c’est pas pareil : “l’ingénieux barbu à la pelle foudroyante” (Iliade, XLII) se prête au jeu de l’interview.

Depuis un peu plus d’un an, cet intrépide larron égaye la toile de chroniques cinéma chatoyantes pleines de bruit, de fureur et de poussière dans ta face. Alliant humour et intelligence, pelle et mitaines, poire et fromage, il nous offre du podcast de qualité, que demander de plus ?
Répondant à la pelle du devoir sur tous les fronts (Youtube, Facebook, Twitter), notre barbu préféré n’a qu’un seul ennemi : le temps. Car s’il ne manque ni de projets ni d’inspiration, les journées ne comptent que 24 h à son plus grand regret. (Loin de moi l’idée de me montrer désagréable, mais la solution évidente et archiconnue se trouve dans Josué 10, 12-14.)
Sur sa chaîne principale, outre le Fossoyeur de Films, on peut découvrir son projet Deadwatts de jams à la basse. Notre flamboyant pelleteur est aussi co-fondateur de la chaîne Studio Uha dédiée à l’humour absurde, guest star sur French Food Porn et a lancé dernièrement le Fossoyeur de Séries. Excusez du peu !…
En véritable homme-orchestre, que je comparerais à Alexandre Astier, il écrit, réalise, joue, monte, compose… au risque de choper une scoliose sous le poids des casquettes qu’il cumule. Ah, j’oubliais. En plus d’avoir du talent à revendre, le bonhomme est extrêmement sympathique.
Pupuce, c’est sa pelle.

Dans mon infinie bonté, j’ai décidé d’épargner au Fossoyeur l’interview classique, exercice auquel il est rodé via presse, web, radio. Toujours les mêmes questions, ça doit gaver un peu… Lui n’aura pas les questions, mais vous aurez quand même les réponses (trop bon, je vous dis) grâce à une FAQ pondue pour l’anniversaire de sa chaîne. Il y répond à toutes les interrogations de la communauté qui s’est créée autour de lui et je peux vous dire qu’il y en a à la pelle, car tels les démons ou les Romains nous sommes légions. (En vérité, je place cette vidéo uniquement parce que ma question est dedans, mais chut, faut rien lui dire.)

Et maintenant, place (enfin) aux questions. Les miennes, à moi-je.

On démarre par une question facile. Sais-tu dire fossoyeur en japonais ?
Euh… Fossoyeur-San ?

Pas loin, c’était 墓掘り (hakahori, litt. le creuseur de tombes). Es-tu déjà allé au Japon ? Si non, la destination te tente-t-elle ?
Hélas, trois fois hélas ! Je n’y ai encore jamais mis les pieds, alors qu’il s’agit de l’une de mes destinations de rêve depuis très longtemps. Je crois qu’à l’occasion d’un premier voyage, je serais le touriste le plus classique de l’univers.

Un point de la culture japonaise que tu apprécies ? détestes ? qui te laisse profondément perplexe ?
Etant particulièrement fasciné par les contradictions, j’aime la culture japonaise dans sa globalité (ou du moins ce que j’en connais), depuis les aspects les plus facilement appréhendables jusqu’à ceux les plus what the fuckesques. Notamment au niveau des extrêmes créatifs qui sont parfois atteints.

Côté lecture, tu lis des mangas ? de la littérature sans images classique ou contemporaine ? Collectionnes-tu les estampes ?
Pour les mangas, plus beaucoup depuis un moment, mais j’étais un énorme lecteur à la jonction adolescence-âge adulte. Niveau littérature, je me suis un peu essayé à quelques classiques à une période, du genre La Pierre et le Sabre, mais je ne me suis jamais réellement plongé intégralement dedans. Quant aux estampes… Non, sapristi, je ne les collectionne pas. Je me sens honteux.

Bon choix, La Pierre et le Sabre (Yoshikawa Eiji). Après les nourritures de l’esprit, celles du corps : sais-tu manger avec des baguettes et préparer les sushis ?
J’ai développé une technique d’utilisation des baguettes qui serait réprouvée par n’importe quel spécialiste mais qui marche tout à fait bien (non, ça ne consiste pas à poignarder les aliments avec l’extrémité). Et J’ADORE préparer des sushis. Depuis 2010. Une fièvre sushiesque s’est emparée de moi et je suis très satisfait lorsque je contemple un plat fièrement garni par mes soins. Je me permets même quelques expérimentations à base de poulet, mais chut, c’est un secret.

Ce sushi poulet te vaudrait sûrement l’excommunication voire le bûcher pour hérésie culinaire. A propos de techniques pas orthodoxes, pratiques-tu un art martial ? Envisages-tu d’en créer un basé sur le combat à la pelle ?
J’ai essayé le judo et le kendo à une époque, mais le sport de combat que j’ai pratiqué de manière la plus suivie n’est absolument pas japonais, il s’agit de la pantoufle. De la savate. De la boxe française, quoi. En garde !

D’un kendoka à l’autre, faudra qu’on croise le fer (ou le bambou) un de ces quatre. Si on te donne un katana, quelle est la première chose que tu découpes avec ? Ce faisant, que crierais-tu : “par le pouvoir du crâne ancestral, je détiens la force toute puissante”, “il ne peut en rester qu’un”, une incantation tonitruante de ton cru ?
Eh bien j’en ai un derrière moi au moment où j’écris ces lignes (non, pas d’inquiétude, personne ne me tient en joue) et je n’ai absolument RIEN coupé avec. Je suis en train d’en prendre conscience et ça me chagrine. Mais pour répondre à ta question, pour un premier découpage, je choisirais quelque chose de facile, spectaculaire et jouissif pour me faire la main, par exemple une pastèque bien mûre dont le jus produirait sous l’impact de grands jets outrés à la Zatoïchi version Kitano.

Si ces choix de carrière s’offraient à toi : samouraï ou ninja ? sumotori ou geisha ?
Samouraï et/ou sumotori. Prestance, flamboyance, puissance, honneur. Oui oui.

Si tu devenais yakuza, quel motif de tatouage choisirais-tu ?
Je suppose qu’il n’est pas possible d’être très fantaisiste quant au choix du tatouage lorsque l’on est yakuza. Quitte à aller dans le cliché cool, un bon gros dragon des familles.

Je suppose que tu ne te promènes pas avec ta panoplie de Fossoyeur dans la vie quotidienne (encore que, j’ai souvenir d’une vidéo où on te voyait déambuler en costume pendant le Festival d’Avignon), un goût particulier pour les déguisements ? le cosplay ?
Pas trop, en fait ! C’est pour ça que j’ai choisi un personnage dont l’accoutrement me conviendrait totalement dans la vie de tous les jours, haha.

Corollaire du précédent, à quand un épisode du Fossoyeur en tenue de Sailor Moon ? Toute réponse autre que “c’est prévu pour le prochain” me décevra profondément.
Durendal a un copyright sur le cosplay Sailor Moon, je m’en voudrais de marcher sur ses plates-bandes.

J’ignorai ce fait au moment de la rédaction du questionnaire… Depuis, c’est corrigé par Durendal himself qui m’a communiqué la lien de sa vidéo. Je te fais confiance pour en trouver un autre (Candy ?). A propos de cosplay, tu étais à la Japan Expo l’été dernier, as-tu eu l’occasion de visiter un peu la vitrine Cool Japan que (re)présente l’expo ? Seras-tu de la prochaine, histoire que je sache si je ressors ma panoplie de Fossoyeur ? (Note aux lecteurs : oui, je suis l’auteur du premier cosplay de Fossoyeur.)
Hélas pas trop pu explorer la Japan Expo, non ! J’y ai un peu déambulé lors de mes moments libres, mais la majeure partie du temps j’étais présent dans la partie Comic Con’ au stand de Press Start Button. J’essaierai de me rattraper lors de la prochaine édition (à laquelle je serai donc, ouaip). Amène donc ta pelle, qu’on croise ardemment le fer !

La pelle, c’est toi. Moi, j’œuvre au sabre. Toujours partant ?… Question bonus, ma chère et tendre, aussi facétieuse que moi, te met au défi d’accoucher d’un tuto sur le générique du Fossoyeur au shamisen. Prêt à relever le gant ? (En acoustique avec 3 cordes, bon courage…)
Qu’on me fournisse un shamisen sur le champ !

shamisen

Tiens, voilà.

Après les généralités, place au cinéma ! Dans ta culture de cinéphile, quelle place occupe le cinéma japonais ?
Une place pas exactement matricielle, mais très importante néanmoins. Mon adolescence a été parsemée de quelques chocs cinéphiliques japonais assez velus, qu’il s’agisse d’animation ou non, mais je ne vais pas développer outre mesure pour ne pas empiéter sur certaines questions à venir.

Dis tout de suite que mon questionnaire est bordélique (j’avoue, il l’est). Côté animation, le(s) film(s) ou série(s) qui t’ont le plus marqué ?
Cowboy Bebop forever, dude !

Pas vu, je connais juste de nom. Quand tu étais gamin, tu regardais quoi comme dessins animés ? Une héroïne en particulier qui te faisait fantasmer ?
Oh bah je fais partie de la génération Club Dorothée, donc les DA de mon enfance sont sans trop de surprise DBZ, City Hunter, Goldorak, Cobra, Ulysse 31, Cat’s Eyes, Samourai Pizza Cats, Olive et Tom, etc, etc, etc.
Quant à l’héroïne qui me faisait fantasmer : sans hésitation, Lamu.

Un genre de prédilection dans le cinéma nippon ?
Je suis curieux de tous les genres, mais l’épouvante est probablement celui auquel je me suis le plus frotté.

Dans tes vidéos, on peut voir l’affiche des Sept Samouraïs (mon film préféré, soit dit en passant). Que représente ce film pour toi ?
C’est l’un des premiers Kurosawa que j’ai découvert, si ce n’est le tout premier. Je devais avoir 12 ou 13 ans. J’avais d’abord vu son remake américain, Les Sept Mercenaires. C’était à une période où je commençais à développer un regard plus curieux et comparatif sur le cinéma, ça a donc contribué à forger mon approche.

En deux mots, ton avis sur :

  • Godzilla : Finalement vu assez peu de choses dans la série de films d’origine, il faudra que je répare ça. Sinon, la version d’Emmerich était bien entendu un sacré navet, mais j’attends avec impatience la version de Gareth Edwards. De toute manière, avec du Ligeti dans la bande annonce, j’étais conquis d’avance.
  • Mononoke : Mon premier Miyazaki était Chihiro à sa sortie ciné française. J’ai vu Mononoke un ou deux ans plus tard. Après le “faste” de Chihiro que j’avais pourtant beaucoup aimé, j’ai été encore plus sensible au côté plus rugueux et “mature” de Mononoke. Ça reste mon Miyazaki préféré à ce jour.
  • L’Empire des Sens : émois adolescents + curiosité cinéphilique. Un combo assez marquant.
  • Goldorak : GO. Rétrolasers en action. TOUM TOUTOUM.
  • Albator : Etrangement, je n’ai pas regardé tant que ça étant gamin, mais ça fait néanmoins partie de mes références. Le film en images de synthèses me titille bien. Pas encore vu, cela dit.
  • Hana-bi : Mon premier Kitano. Je me souviens davantage des impressions que le film m’a procurées que de l’intrigue elle-même.  Des sensations très “océaniques”, avec ce ton poétique assez lancinant qui arrive à supplanter la violence. J’ai plus de souvenirs “concrets” de L’été de Kikujiro que j’avais vu à la même période.
  • Zatoïchi : Je n’ai jamais regardé la série/les films d’origine. Hors de ce contexte-là, j’avais plutôt apprécié l’approche de Kitano dans son adaptation. Damn, c’est un visionnage qui commence à remonter d’ailleurs.
  • Avalon : Un très bon film, mais beaucoup moins culte pour moi que pour beaucoup de gens. Peut-être que je ne l’ai pas vu au “bon” moment. On m’en avait parlé pendant des années, je laissais mûrir le visionnage comme un bon vin, j’avais VRAIMENT envie d’aimer ce film. Résultat, je ne l’ai pas détesté, hein, qu’on soit bien clair, il est intéressant dans ses choix et son esthétique. Mais j’ai eu la désagréable sensation de l’avoir déjà vu indirectement, que ce soit à travers les retours de mes amis fans ou les autres films traitant des mêmes thématiques. Et cette scène du restaurant… Moi qui ai une aversion viscérale pour les bruits de bouche, j’ai failli abandonner le visionnage à ce moment, haha.
  • Azumi : Pas vu.
  • Audition : Mon premier Miike. Putain, ce plan séquence interminable au bout duquel la forme drapée se met à bouger, c’est simplement l’un des meilleurs jumpscares de l’histoire du cinéma.
  • Ring : Par-delà tous les moments cultes et ultra célèbres de ce film, mon plan préféré reste le plan final, avec ce ciel couvert apocalyptique. Frissons.
  • Perfect Blue : Toujours pas vu !
  • Dark Water : Pas vu le remake de Salles, mais l’original est sacrément bon. Peut-être même supérieur à Ring. J’aime les films qui prennent le risque d’aller à contre-courant de ce qu’ils paraissent être. Dark Water, c’est un film de trouille très bien mené, mais c’est surtout une histoire d’amour ultra touchante. Quand je pense à ce film, c’est avant tout cette mélancolie qui me revient à l’esprit.

Les classiques japonais que tu n’as pas vus et qui selon toi manquent à ta culture ciné ?
Les films d’Ozu.

Le(s) réalisateur(s) japonais que tu apprécies le plus et pourquoi ?
Les deux Kurosawa, Akira d’abord, puis Kiyoshi quelques années après. Kurosawa pour les premiers films que j’ai vus de lui et qui m’ont beaucoup marqué à un jeune âge : Les Sept Samouraïs et Rashomon, entre autres. Kiyoshi pour l’amour que je porte au genre fantastique, genre qu’il représente de manière assez foutrement talentueuse. Sinon, la découverte de Shinya Tsukamoto a aussi été un sacré choc : voir coup sur coup Tetsuo, Tokyo Fist et Bullet Ballet, ce n’est pas le genre de chose que l’on oublie facilement. J’étais dans une période où je m’ouvrais à des types de cinémas plus “alternatifs”. Dans ce contexte, découvrir en particulier Tetsuo, avec son côté “Eraserhead cyberpunk”, m’a littéralement soufflé. Enfin, je citerai Kinji Fukasaku et Takashi Miike. Fukasaku d’abord pour Battle Royale bien entendu, mais après aussi à travers la découverte de ses films de yakuzas, et plus particulièrement le Cimetière de la morale. Miike, je suis loin d’avoir tout vu dans sa filmo démentielle, mais j’aime son approche complètement décomplexée et versatile.

Je vois que notre filmothèque a beaucoup en commun. J’ai noté que tu citais souvent Kitano. Qu’es-ce qui t’intéresse spécifiquement chez lui ? Une chronique d’un de ses films à l’occasion sur ta chaîne ?
Les créateurs multi-facettes et non-clairement catégorisables me fascinent, ce sont ceux qui m’inspirent le plus. J’aime le côté insaisissable de Kitano, depuis son côté TV-trashos décérébré jusqu’à la richesse de ce qu’il développe dans ses films. Sa “récente” trilogie où il se met en abîme, c’est juste complètement fou. Pour une éventuelle chronique, je ne sais pas encore… J’évite de prévoir trop en avance. Mais il faudra déjà que je rattrape les zones de sa filmographie que je maîtrise moins.

Oui, il faut, ta chaîne manque de films japonais ! (Le gars qui prêche à peine pour sa paroisse…) Ton acteur/trice japonais préféré ?
Super cliché : Toshiro Mifune. C’est comme dire qu’on est fan de Steve McQueen, c’est ultra attendu, mais j’y peux rien, je reste en admiration face à son magnétisme mâtiné d’humour.

Ce n’est pas moi qui te jetterai la pierre, j’ai le même nom en tête de liste. Dans un autre genre de cinéma, de la filmo de Katsuni, ex-Katsumi (qui est d’origine franco-vietnamienne mais on s’en fout, elle a un pseudo à consonance nippone), créditée de 311 titres sur imdb, combien en as-tu vu à la louche ? Même question avec Kō Masaki et ses 253 titres ?
Alors je vais te décevoir mon bon ami, mais zéro !

Je suis déçu moins que stupéfait !… Continuons sur les genres alternatifs, fan ou pas fan de : a) nanars avec des ninjas ; b) nanars martiaux (Vandamme, Seagal, Norris) ; c) hentaï ; d) ce que j’appellerai faute de mieux les films délirants (genre Big Tits Zombies, Tetsuo, The Machine Girl).
Oui, oui, oui, oui, OUI !

Ton avis sur le Japon passé à la moulinette hollywoodienne ? (Les Sept Mercenaires, Le Dernier Samouraï, Godzilla d’Emerich et celui qui va sortir, le fiasco de Kitano avec Aniki)
Comme ça a toujours été le cas, Hollywood est capable de tout, du pire comme du meilleur. Donc le rapport au cinéma japonais est passé par tous les stades. En même temps, pas évident d’importer des codes culturels aussi précis et finement contextualisés que ceux du Japon.

Ouaip, pas évident, je me demande même pourquoi ils s’obstinent à continuer vu les bides systématiques… Une série animée que tu aimerais bien voir adaptée au ciné en animation ou en live ?
Cobra ! C’est un de mes héros d’enfance. Bon, pas autant que Rahan, mais quand même. C’est la coolitude, le panache, le talent, l’indépendance, un sale gosse à l’esprit chevaleresque. Un personnage de contrastes, mais avant tout libre. Et avec un PUTAIN DE RAYON DE DELTA, l’invention de fiction la plus badass de tous les temps. L’univers de Cobra offre tellement de possibilités pour un film de divertissement, ça en fout le vertige. Je suis TRÈS impatient de voir ce qu’Alexandre Aja va bien pouvoir faire avec son projet d’adaptation.

En attendant que le film d’Aja fleurisse sur les écrans, je prévois une rétrospective prochainement. Ça t’aidera à patienter. Question subsidiaire, la dernière : à quand le mariage avec Pupuce ?
C’est une question délicate. On prend les choses au jour le jour.

Je te remercie pour toutes ces réponses. Ça m’a donné envie d’aller enquiquiner tes confrères avec le même exercice. Merci, ô muse à barbe, et bonne continuation à toi, à Pupuce, à ta chaîne.
Merci beaucoup pour cette très intéressante interview, mister, je me suis bien amusé à y répondre !

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