Okinawa, ses plages, ses bunkers

Me voilà en vacances depuis quelques jours ! Premier objectif : les plages minées d’Okinawa.

Je serai dans le carré rouge au Sud-Ouest (en bas à gauche).

Je serai dans le carré rouge au Sud-Ouest (en bas à gauche).

Déception avant le départ : la météo annonçait un temps “clément”. Pourtant, j’étais fort excité à l’annonce du typhon Neoguri… mais nous sommes arrivés trop tard pour en profiter à pleine puissance. Neoguri, c’est quoi ? Un énooooooorme typhon. Le truc assez puissant pour ravager Okinawa… lessiver et décoiffer les trois quarts du Japon… et garder suffisamment de force pour que Hokkaidō soit en alerte. Pour les tanches en géo, le trajet représente 2000 bornes, soit deux fois la France en hauteur. De la belle tempête.

Okinawa, c'est là : au milieu du tourbillon.

Okinawa, c’est là : au milieu du tourbillon.

Donc pas de bol, faut se contenter du climat subtropical standard. N’en déplaise aux climatologues, “subtropical” relève de la dénomination à la con. On essaie de vous vendre un climat tempéré pour ce qu’il n’est pas. Ok, à l’année, la moyenne des températures est supportable. Hiver doux, sympa, tranquille… mais l’été, bonjour la fournaise, le hammam XXL. Ecrasé par 32°C soi-disant “à l’ombre” – t’as déjà vu de l’ombre sur une plage où le sable s’étend à perte de vue ? –, j’ai bien du mal à aboutir à la même conclusion de climat “tempéré”.
Ami touriste, si tu veux visiter Okinawa, évite le mois de juillet. Pourquoi ? me demandes-tu. Déjà, comme on vient de le voir, la saison des typhons démarre. Ensuite, si tu n’aimes pas la chaleur, tu vas en chier mais alors t’as pas idée. Chaleur tropicale en plus, donc bien humide, bien moite, bien collante. Irrespirable. Pourquoi, me demanderas-tu encore, avoir choisi cette destination et ce moment en toute connaissance de cause ? A quoi je te répondrais bien, comme Céline, que j’aime pas, moi, les questions. Quel serait l’intérêt de visiter une région subtropicale sans profiter du climat le plus représentatif possible ? Hein, crétin, va.
En attendant, je morfle, faut reconnaître. Liquide, le gars. Je sue comme un bœuf… donc je bois pour me réhydrater… et donc je resue comme un bœuf (tout en multipliant les allées-venues aux gogues par-dessus le marché). Je me demande ce qui se verra le plus en rentrant à la maison : la peau bronzée par le soleil de plomb ou la peau fripée par les heures sous la douche et dans la mer ?… Ou alors le sommet de mon crâne fraîchement rasé – encore une idée maligne –, blanc comme un cul à force de rester camouflé sous le bob Ricard pour éviter les coups de soleil.

La classe franchouillarde.

La classe franchouillarde.

A part se plaindre de la météo, quel est le programme ? En vrac :

  •  Le château de Shuri (首里城, Shuri-jō) à Naha. Complètement pulvérisé par les Américains lors des bombardements pendant la bataille d’Okinawa et reconstruit à l’identique par des Japonais qui ne s’en laissent pas compter. Ici, Ground Zero, on connaît pas.
  • Un vaste circuit des hauts lieux de ladite bataille d’Okinawa (avril-juin 1945) alias l’enfer sur terre, version à grande échelle d’Iwo Jima, alias l’enfer sur terre aussi. A côté, le front russe fut une aimable rigolade. Nous irons nous rafraîchir dans les tunnels de l’ancien QG de la marine japonaise. Yumi déposera une cocotte en papier au mémorial Himeyuri.
  • Des visites de temples, comme d’hab’. Et quelques châteaux de plus (Nakagusuku, Zakimi, Kasturen, Nakijin).
  • Les curiosités locales en matière de poterie et verrerie qui n’ont pas d’équivalent ailleurs au Japon.
  • Pour la bonne bouche, goûter le maximum de spécialités locales, la gastronomie d’Okinawa étant très spécifique au coin. Pour vous donner un aperçu de ce que nous ingurgitons depuis notre arrivée, jetez un oeil sur cet article qui me dispense d’un long exposé (fait vraiment trop chaud pour se lancer dans une dissert’).

Sur ce, je vous nous souhaite bonne vacances.

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