Nostalgie

Ah, nostalgie… Souvenez-vous cette ère bénie des années 80 quand les noms d’Amstrad, Commodore, Amiga, Atari faisaient rêver…
Mon premier contact avec l’informatique : chez un pote, la machine qui faisait rêver, un Amstrad 464. A cassette donc, soit une demi-heure rien que pour lancer le jeu. Et monochrome.
Puis j’ai eu mon propre 664, un cran au-dessus car à disquettes et en couleurs !
Puis j’ai tâté de l’Atari et de l’Amiga chez des potes (oui, à l’époque, on allait chez nos potes en vrai, on ne se contentait pas de leur parler sur MSN ou de laché D kom sur leur Skyblog ou de massacrer la langue française sur leur Facebook lol-mdr-j’aime).
Le bon temps où, au lieu de rager sur le /2 à Orgri que ce péon de DårkKikøu avait ninja un loot en raid, on pouvait simplement coller un pain à son frangin assis juste à côté pour avoir foiré une formidable partie à deux de Gauntlet.

Pour les deux malins au fond, non, je ne suis pas assez âgé pour connu Ramsès II. Quand même.
Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est une disquette ou une cassette, ou une VHS ou un magnétoscope ou Récré A2 ou une R5 ou un Minitel, bah tant pis, je vous parle d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. On n’en parle plus aujourd’hui qu’entre ancêtres… au coin du feu… à voix basse… avec quelque accent de fierté d’avoir vécu des temps héroïques aujourd’hui couverts par la brume de la légende…

Je m’abstiendrai de disserter longuement sur tous les jeux de l’époque. Y en a trop. Et ça m’obligerait à ressortir quelques vieux dossiers que certains préfèreraient voir enterrés pour de bon. Je ne m’abaisserai donc pas à mentionner quelques animations aux titres poétiques comme Le pompier de Germaine ou Germaine se déchaîne, parce que le lecteur pourrait être tenté de chercher de quoi il retourne exactement.
Je me contenterai de remonter des cartons quelques noms en lien avec le Japon puisque c’est le sujet de ce blog. Notez qu’avec la vogue des films d’arts martiaux et la vague de films de ninja, on aurait vite fait d’aligner des noms à l’envi vu le nombre de héros experts en arts martiaux ou simplement vêtus d’un “kimono” (appellation impropre, je vous épargne l’exposé linguistique). Par exemple :

Le kung-fu, tellement plus efficace contre les robots qu’un bon vieux lance-roquettes.

Petit florilège toutes plateformes confondues… Les plus anciens n’auront qu’à se plonger dans leurs souvenirs. Les autres, on ne peut décidément plus rien pour vous, du moins rien qui n’aille à l’encontre de la Convention de Genève.

1942, conçu et réalisé par un Japonais, Okamoto Yoshiki (岡本吉起), qui a également bossé sur sa suite (1943). Paradoxalement, plutôt que vous offrir un chouette Zéro œuvrant pour la gloire de l’Empire, le jeu vous place aux commandes d’un avion américain parti bousiller la flotte nippone.

Budokan, ma découverte du kendō.

Commando, jeu japonais (戦場の狼, Senjō no ōkami). Au vu de la capture, le jeu a pris un “léger” coup de vieux. Et pourtant… Sorti sur toutes les plateformes de l’époque, Commando est resté un tel monument qu’en 2010 la version arcade continuait à connaître des adaptations sur les derniers supports en date (Wii et iPhone).

Double Dragon, développé par les Japonais de Technos, comme le célébrissime Renegade.

Dragon Ninja, parce que dans le jeu vidéo comme au ciné, on mettait le mot ninja à toutes les sauces. Il existait quand même des jeux comme Ninja Hamster (?) et Ninja Scooter Simulator (???), ce dernier mettant en scène un “héros” caracolant en trottinette..

Dynasty Wars, adapté du manga éponyme (天地を喰らう).

Forgotten Worlds (ロストワールド en VO où les mondes sont perdus et pas oubliés).

Ghosts’n Goblins (魔界村) et Ghouls’n Ghosts (大魔界村) que je conseille à tous les ouin-ouin qui braient sur World of Warcraft pour du nerf parce c’est trop dur à leur goût.

Comme dirait Indiana Jones, “sa place est dans un musée”.

Green beret (グリーンベレー) ou la joie de dégommer des gus au lance-roquettes.

Gryzor, 魂斗羅 ou Contra de son petit nom en VO. A noter qu’au Japon, c’est une franchise qui continue à faire parler d’elle (une quinzaine de titres entre 1987 et 2011).

Ikari Warriors (怒), digne descendant de Commando.

Operation Wolf (オペレーションウルフ), qui avait la particularité de se jouer soit au joystick, soit avec le flingue branché en lieu et place de la manette. Autre particularité, le jeu étant sorti peu après le film Robocop (le seul, le vrai, l’unique), on s’amusait tous à viser les burnes.

Renegade (熱血硬派くにおくん) et ses bastons de rue avec d’inoubliables coups de pied sautés pour désarçonner des motards.

Saboteur 1 et 2, ma découverte du monde de l’informatique et des ninjas…

Shadow Warriors, encore un truc avec des ninjas. En même temps, le jeu étant plus connu sous le nom de Ninja Gaiden

Wings of Fury, que j’adorais (erreur de jeunesse…), parce qu’à l’époque j’étais fan des Têtes Brûlées avant de retourner ma veste au profit de l’Empire du Soleil Levant. En faisant quelques recherches, j’ai découvert qu’il existait au Japon une version qui permet de jouer les Japonais. Tssss, j’ai raté ma jeunesse…

Et j’en passe et j’en oublie tant la liste est longue. Mais bon, l’idée n’est pas d’établir une liste exhaustive des jeux avec des ninjas, développés au Japon, avec des ninjas, ayant une thématique nippone et/ou avec des ninjas.

Souvenirs… souvenirs…

Ah, nostalgie…

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