La SS, de sinistre mémoire

Le sigle étant déjà pris, en pratique, on l’appelle la Sécu. M’enfin, on dira ce qu’on voudra, la Sécurité Sociale a des initiales qui parlent d’elles-mêmes.
Si les ravages des Schutzstaffel germaniques sont connus de longue date du grand public, la Sécu mériterait de la part des historiens une étude tout aussi approfondie. J’avoue être curieux du bilan comparatif des pertes infligées par l’un et l’autre organisme.
Belle invention sur le papier, j’en conviens, la Sécu est dans la réalité des faits une source infinie d’emmerdements. Comme toute administration. Et le facteur pognon n’arrange rien, au contraire. Ce qu’elle vous rembourse d’un côté, elle vous le fera payer ultérieurement en frais médicaux à votre charge pour le traitement des ulcères qu’elle aura occasionnés.
Bref, je ne vais pas me lancer dans mes déboires avec cette vénérable exécrable institution, ce sera vraiment trop long. Chaque expérience relève au mieux du n’importe quoi, au pire du cauchemar. J’ai toujours évité autant que possible d’y avoir affaire, moins pour des raisons de santé que pour avoir la paix. Et ça vaut pour la “Sécu des profs”, la MGEN cumulant les défauts d’une administration “normale” et de l’Education nationale.

Parlons plutôt de la Sécu au Japon, puisque j’y suis présentement confronté.
Eh oui, mon nom est Bond, Moribond. Je suis malade à crever, cloué au lit par une crève carabinée dont le symptôme le plus amusant est une fièvre de cheval à 40°. A moi les joyeux délires qui me donnent l’impression d’être défoncé 24h/24. J’ai fêté mon anniversaire en déballant autant de cadeaux que de tubes d’aspirine. Le toubib s’est retrouvé invité à la fête.
A toute chose malheur est bon, dit un proverbe très con, sans doute pondu par un type pour qui tout allait bien. Cela dit, comme je suis malade (la bonne excuse…), je laisse à d’autres le soin de vous expliquer les tenants et aboutissants de la sécu nippone. J’avoue rester hermétique à certains arcanes, n’en ayant pas forcément compris les détails ni les méandres. Le sujet, ô combien palpitant, ne m’a donné envie de m’y plonger très avant. En clair, c’est surtout madame qui s’occupe de ce domaine, je me contente de signer la paperasse. Notez que l’affiliation et les cotisations étant obligatoires, en comprendre les mécanismes n’a rien d’indispensable. C’est comme ça, point, que vous y compreniez quelque chose ou pas.

Pour le résumé en VO, je ne me suis pas foulé, c’est . En VF, on signalera cet exposé complet (donc très bien informé… et parfaitement rébarbatif, ceci explique cela et vice-versa).