Kyokushin

Un style de karaté à mi-chemin entre le décapsuleur et le casse-briques, entre la Kro et Arkanoïd.

J’ai eu l’occasion ce samedi après-midi d’assister à une compétition de karaté, en simple spectateur puisque je ne pratique pas le “noble art” local. En ressortant, je me suis promis de m’en tenir au sabre et à l’arc : c’est moins dangereux.

Le kyokushinkai (極真会) a été fondé par Ōyama Masutatsu (大山 倍達). Oubliez le petit dōjō tranquille et les petites frappes pépères. Entraînements torse nu sous la neige. Coups portés sans retenue… ni protection, sinon c’est pas drôle. Victoires obtenues par KO (plus simple que compter les points). L’épreuve ultime, le Hyakuninkumite (百人組手), consiste à affronter victorieusement 100 adversaires à la suite.

Un exemple valant mieux qu’un long discours : petit documentaire vidéo d’une dizaine de minutes.
Pour les incultes ne pratiquant pas le japonais, je précise que c’est en VO non sous-titrée mais les images parlent d’elles-mêmes.
Si vous essayez chez vous, il y a 99% de chances que l’objet ciblé soit dans le même état après votre coup qu’avant… et autant de chances que votre main ou votre jambe soit fracturée. Pour ceux qui seraient tentés de se rabattre sur l’exercice de la pastèque (1’50 de la vidéo), on aurait tort de croire qu’exploser une pastèque en vol est facile ou sans risque, surtout avec un piqué de la main (avec le poing fermé, c’est de la triche).
Avec un peu beaucoup d’entraînement, cette discipline s’avèrera particulièrement payante pour les ouvriers du bâtiment spécialisés en casse de parpaings/tuiles ou les barmen capables de transformer des blocs de glace en tas de petits glaçons et de décapiter des bouteilles (pratique quand on n’a pas de décapsuleur sous la main).
Je vous laisse imaginer le résultat sur un tibia, une mâchoire ou dans les côtes.

Sinon pour couper les pastèques, y a ça. Croisement improbable d’un hachoir et d’une main de karateka.

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