Joyeux anniversaire, Yumi !

お誕生日おめでとう

Vous ne connaissiez pas mes talents de dessinateur ? Normal, je n'en ai aucun.

Vous ne connaissiez pas mes talents de dessinateur ? Normal, je n’en ai aucun.

Ma chère et tendre fête aujourd’hui ses 28 ans, ce qui me laisse encore deux ans avant de l’échanger contre une jeunette de 20 berges. En faisant jouer la garantie auprès du SAV, ce sera jouable.

L’an dernier, je vous avais parlé pour l’occasion de la tradition du fraisier au Japon. Le gâteau passe-partout qu’on sert à toutes les sauces. Noël, anniversaire, repas de famille, mariage, obtention de diplôme… Dès qu’il y a un truc à fêter, le shōtokēki (ショートケーキ) ramène sa fraise. Vu la faculté des Japonais à célébrer tout ce qui peut l’être, j’aime autant vous dire que des fraises, on en bouffe par pleines brouettes.
Donc, cette année, le fraisier, DTC. On s’en tapera encore une dizaine d’ici fin 2013, c’est pas perdu. Notez qu’un tel veto de ma part revient à me tirer une balle dans le pied en faisant une croix sur le dessert le plus facile à réaliser de la Création. Eh oui, ayant fait montre de quelque talent dans le domaine culinaire, “on” m’a promu pâtissier en chef du clan. Bibi a donc la charge de confectionner moult desserts en moult occasions… et d’entretenir le stérotype qui veut qu’en chaque Français sommeille un chef étoilé. On comprendra donc le ras-le-bol vis-à-vis des fraisiers puisqu’en plus de les becqueter, je dois d’abord les pondre.
Cette année, ce sera mille-feuille en hommage aux bizarreries de ma langue maternelle – 1000 feuille et même pas un petit “s” ?!? Recette à la fois simple et complexe. Simple, parce que comme pour le fraisier, il ne s’agit jamais que d’empiler bêtement des couches de pâte et de crème. Complexe à cause de la pâte feuilletée et du glaçage. Bon, la pâte feuilletée, ok, je suis rodé par une maîtrise incontestable de la galette des rois… et une solide connaissance des techniques de forge de katana (la technique du repliage des couches les unes sur les autres est la même). Par Crom, qui eût imaginé que connaître les secrets de l’acier serait un plus en pâtisserie ?… Le glaçage, par contre, constituera une première. Du moins, ce sera la version officielle. Je m’entraîne en douce depuis une semaine dès que ma dulcinée a le dos tourné.
J’en profite pour rendre hommage à ma mère qui m’aura moins servi de modèle que de contre-exemple. Elle, elle serait plutôt du genre à tester des recettes inédites quand elle reçoit des invités. Plus d’une fois, je lui ai demandé si ce genre de cuisine expérimentale ne présentait pas quelques risques. Réponse invariable : si, mais plus il y a de cobayes, plus j’ai de retours pour savoir ce qu’il faut améliorer dans la recette. Ah… Remarquez, y a une logique. Comme chez les fous. En y repensant, ça explique bien des choses sur ma santé mentale d’avoir été élevé dans un tel contexte…

Chef 5 étoiles.

Chef 5 étoiles.

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