Ghost in the chiottes 2, incontinence

Comme disait mon ami Jacob Delafon, “le trône ne fait pas le roi, mais le roi fait sur le trône”.
Petit complément cinématographique à mon article sur Hanako-san.

Voilà comment on finit la tête dans le cul.

Voilà comment on finit la tête dans le cul.

Dans cet article, j’avais vaguement mentionné des films sans donner des masses de précision. Depuis, j’ai rattrapé mon retard en visionnage et en recherches.

トイレの花子さん (Toire no Hanako-san), réalisé par Matsuoka Jōji en 1995, également connu aux USA sous le titre School Mystery et ailleurs comme Hanako tout court.

hanako 1995Première adaptation ciné de la légende d’Hanako et sans doute le meilleur film du lot, quelque part entre conte, fantastique, thriller et chronique écolière. On suit les pérégrinations Takuya, élève lambda, et de Saeko, collégienne ostracisée par sa classe qui la croit maudite par Hanako.
Toire no Hanako-san n’est pas un film d’horreur qui vous filera des cauchemars jusqu’à la fin de vos jours, plutôt une espèce de “thriller familial angoissant”. Je sais, c’est concept.
Le film est intéressant, parce que Matsuoka choisit une direction bien à lui, qui n’est pas stricto sensu celle de la légende (encore que…), ni celle que prendront ses successeurs (du gore qui tache), ni celle de la mode que lancera par Ring (le fantôme au teint crayeux). Outre qu’il est bien fichu, il brosse aussi un portrait de l’école japonaise et ses travers, notamment l’ijime, pratique qui consiste à choisir une tête de turc dans la classe et à lui pourrir la vie.

トイレの花子さん (Toire no Hanako-san), deux DTV (消えた少女の秘密 et 恐怖校舎) réalisés par Sasaki Masato en 1997.

hanako 1997Je n’en sais pas davantage, je ne les ai pas visionnés.

新生 トイレの花子さん (Shinsei Toire no Hanako-san), réalisé en 1998 par Tsutsumi Yukihiko.

hanako 1998Une gamine fait sa rentrée au collège où sa sœur a disparu 11 ans plus tôt.
A part l’actrice Maeda Ai qui jouait déjà dans la première adaptation ciné, aucun rapport avec le film de 1995. A défaut d’un scénario renversant, cette version vaut surtout pour la réalisation de Tsutsumi qui crée l’ambiance adéquate avec son jeu sur les cadrages et les éclairages.

学校の都市伝説 トイレの花子さん (Gakkō no Toshi Densetsu Toire no Hanako-san), DTV réalisé en 2007 par Yoshida Kōta.

hanako 2007Trouvé sur Rakuten (l’Ebay nippon) pour une bouchée de pain, voilà un film qui n’en vaut pas davantage. Y avait de l’idée dans la structure narrative sauf que le résultat est assez ennuyeux. Aucune mise en valeur des personnages (assez mal interprétés de toute façon) dans cette histoire cousue de fil blanc puisque suivant la légende d’Hanako à la lettre, donc sans surprise ni innovation.

ビギニング オブ トイレの花子さん イジメから始まる物語 (Biginingu obu Toire no Hanako-san ijime kara hajimaru monogatari), DTV réalisé en 2011 par Shibayama Kenji.

hanako 2011Voilà un film qui paraissait prometteur : raconter le “beginning of”, les origines de la légende ! Et finalement je ne l’ai pas vu, tous les échos parlent d’un film surchiant.

トイレの花子さん 新劇場版 (Toire no Hanako-san Shin Gekijōban), réalisé en 2013 par Yamada Masafumi.

hanako 2013Une belle déception. Yamada Masafumi n’est pas un mauvais réalisateur et cette nouvelle mouture n’est pas vraiment un navet. Juste que l’un et l’autre ressortent une soupe déjà servie. Tout est classique, convenu, téléphoné, cliché. Rien de neuf par rapport à la légende originelle, ni par rapport aux précédentes versions, ni par rapport au traitement d’autres légendes urbaines. Du déjà vu ennuyeux.

戦慄怪奇ファイル コワすぎ! FILE-04 真相! トイレの花子さん (Senritsu kaiki fairu kowasugi ! File-04 Shinsō ! Toire no Hanako-san), DTV réalisé en 2013 par Shiraishi Kōji.

hanako 2013bLa série des Files (je raccourcis, sinon…) s’inspire de la vogue du moment, quelque part entre Blair Witch, Paranormal Activity et les shows ricains de chasse aux fantômes. Une équipe de journalistes enquête sur diverses légendes urbaines (Kuchisake onna, fantôme, kappa mangeur de concombres (!!!), Hanako). On y trouve à peu près tout ce que je déteste : found footage illisible, faux docu auquel on ne croit pas une seconde, caméra à l’épaule qui fout le mal de mer, scènes verdâtres en vision nocturne, longs moments de guet où il ne se passe rien…
La bande-annonce m’a suffi…

Sachez enfin qu’il existe aussi un film d’animation, トイレの花子さん, sorti en 1996.
Viennent s’y ajouter moult mangas, romans, nouvelles, séries d’animation, dramas, certains centrés sur Hanako, d’autres où elle se contente d’une apparition au gré d’un épisode. Parfois, il ne s’agit que d’une mention de la légende. On notera le côté cyclique du phénomène de mode dans la deuxième moitié des années 90 et la première des années 2010. Peut-être le bon moment pour sortir un roman sur le sujet ?… (Private joke qui n’amusera que moi…)

Comme j’avais parlé des légendes urbaines associées à Hanako, petit tour d’horizon.

テケテケ et テケテケ 2 (Teketeke 1 et 2), réalisés par Shiraishi Kōji en 2009.

teketeke 1teketeke 2Ces deux films laissent un arrière-goût de pas fini. Une heure dix chacun, le second est la suite directe du premier, pourquoi ne pas avoir accouché d’un seul film d’1h40 ? Histoire de pognon, sans doute. Enfin, c’est con, parce qu’un gros film mêlant le meilleur des deux aurait vraiment été excellent… et aurait sûrement permis une suite, donc autant de blé à l’arrivée sinon davantage.
Bref. L’histoire reprend la légende urbaine du Teketeke, cette femme tronc qui découpe des gens. Comme d’hab’, c’est une écolière qui va tenter de comprendre le fin mot, et comme d’hab’, le fantôme s’en prend à des écolières. Manie nippone pas très éloignée du slasher américain qui trucide des étudiants par paquet de douze.

I believe I can fly.

I believe I can fly.

C’est frais, c’est fun… le sang coule à flots et les morceaux de corps volent de partout… le croquemitaine change des habituels fantômes au teint de fromage blanc ou des tueurs masqués… la mise en scène est bien foutue… Le deuxième est meilleur que le premier qui accuse quelques baisses de rythme dans sa partie enquête.

Il existe un autre film du même titre, てけてけ, écrit en hiragana au lieu des katakana, et sorti lui aussi en 2009 pour surfer sur le doublé précédent. Je ne l’ai pas vu, mais pour ce que j’en sais, il oscille entre navet et nanar (buget moisi, acteurs moisis, scénar moisi, maquillage et effets moisis…).

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