Geisha, conseils de lecture

En attendant un topo plus complet sur mes “voisines” geiko, quelques conseils de lecture sur les geishatte en feu.

La bibliographie sur le sujet étant abondante, il va de soi que je n’ai pas tout lu. J’en lirai encore moins maintenant que je peux m’informer directement sur place de la bouche même des intéressées (coucou Ayami !).
La qualité est également très variable. Tout ce que recèle Internet est à prendre avec des baguettes pincettes. On y trouve beaucoup de visions idéales-idéalistes-idéalisées très éloignées de la réalité, notamment l’éternelle question : prostituées ou pas ? Beaucoup oublient aussi que la profession n’est pas monolithique et que le facteur chronologique n’est pas qu’une vue de l’esprit réservée aux historiens. La profession a évolué dans le temps et parler de LA geisha en renvoyant une image qui pioche à droite à gauche dans différentes époques est une erreur pour ne pas dire une escroquerie intellectuelle.
Je ne saurais trop vous conseiller de vous rabattre sur ce support archaïque mais pratique quand même qu’est le livre. A manier avec précaution aussi, on y trouve pas mal d’âneries, notamment dans les bouquins grand public.

Oubliez Mémoires d’une Geisha, c’est de la merde. Le film, déjà, fallait être gonflé pour prendre une Chinoise et la faire jouer une Japonaise… Le bouquin d’Arthur Golden (Geisha en VO, Mémoires d’une Geisha en VF) dont il est adapté, pas mieux, truffé d’erreurs et de libertés prises avec le récit de sa principale source (cf. infra). Et le fait que l’un et l’autre aient eu du succès n’est pas un gage de qualité ou d’exactitude.

A la place, je vous conseille… Mémoires d’une Geisha. Je parle ici du livre d’Inoue Yuki (ou Yuki Inoue en suivant l’ordre occidental prénom/nom) paru en 1980, dont la bouse mentionnée ci-dessus n’est qu’un homonyme postérieur. Le titre explicite me dispense de détails autre que “une geisha raconte sa vie”.
Autre bon bouquin, également mémoires de geisha, Ma vie de geisha, d’Iwasaki Mineko. C’est d’elle dont il est question dans les Mémoires d’une Geisha de Golden. N’est pas le roi Arthur qui veut… Le livre de Gogolden a tellement plu à la miss qu’elle a tout repris de zéro en lui collant un procès et en écrivant son autobiographie pour remettre les points sur les i.

Je ne doute pas qu’il existe d’autres bons ouvrages sur le sujet, je ne donne que ces deux-là pour les posséder et les avoir lus. J’ai eu l’occasion d’en lire d’autres au gré d’emprunts dans les bibliothèques de France et de Navarre, mais je n’ai plus les références en tête.

Ce contenu a été publié dans Littérature. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.