Films en vrac (9)

Au menu aujourd’hui, rien que du pas terrible, du décevant, de l’indigeste avec Frankenstein’s Army, Riddick et Kill List.

Frankenstein’s Army (2013)
Chronique remasterisée sur mon autre blog Un K à part.

Riddick (2013)
Tout ça pour ça.
Des années qu’on attendait une suite pour pondre une resucée du premier opus en moins bien. C’est pourtant pas le temps qui a manqué pour accoucher d’un scénar en béton, Les Chroniques de Riddick remontent à 2004. Mais non. Pomper/coller. Sentant le coup venir, je n’avais aucune attente particulière, donc pas de réelle déception. Une chance. A choisir, mieux vaut remater Pitch Black.
N’ayant rien d’intéressant à raconter sur le sujet puisqu’un autre l’a très bien fait, je vous renvoie au Fossoyeur de Films (avant / après – d’entrée, son expression dans la 2e vidéo annonce la couleur mais ne vous dispense pas de regarder la suite).

Kill List (2011)
Oh, la grosse bouse…
Soi-disant un film d’horreur. Ah ?… Il est question d’un duo de tueurs à gages qui doivent tuer des gens. Au moins, une once de logique. Qui sont ces gens ? Aucune idée. Pourquoi les tuer ? Mystère. il est plus ou moins question d’une société secrète sur laquelle on ne saura rien. On termine le film en sachant autant de choses qu’au début, àa savoir aucune. Ah si, une certitude : on s’est fait chier. Un rythme d’une lenteur infinie qui tourne à l’ennui profond. Entre le manque de réponses et la confusion générale de l’intrigue, on finirait par décrocher complètement et s’endormir si la bande-son insupportable ne venait vriller les tympans.
J’ai quand même fini par comprendre comment interpréter le film, ce qui n’a pas été une mince affaire. Oubliez ce qui tourne autour des contrats et des messages cachés, c’est de la poudre aux yeux. Idem la société secrète ésotérique, espèce de club druidique quelque part entre le KKK et une bande de naturistes. Ecran de fumée aussi.
Le film se focalise sur trois personnages : le mari, sa femme, son meilleur ami. Le mari va tuer son meilleur ami et, à la toute fin, sa femme. Dès qu’on élimine les scories complotico-ésotériques, il ne reste que les scènes lourdingues de la vie du couple. Le film s’ouvre d’ailleurs sur un de ces pensums domestiques. Longue et ennuyeuse, on peut la résumer en disant que a) le mari souffre d’un TSPT suite à son ex-boulot de soldat et b) ses relations maritales sont tendues comme un string taille 36 porté par Carlos. Plusieurs scènes de ce genre reviennent, autant de digressions plus chiantes que du cinéma d’auteur français. Bref, le mari est complètement parano, son couple l’étouffe et il finit par péter les plombs. Il tuera donc son meilleur ami qu’il soupçonne de coucher avec sa femme. Puis sa femme qui qui passe son temps à lui péter les couilles. La pseudo-histoire autour relève du délire au sens clinique, c’est la seule explication plausible, notamment en regard de la scène finale qui rappelle un mauvais trip sous LSD. Une simple histoire de crise psychotique avec son cortège de délires parano et hallucinatoires.
Moche, bruyant, chiant, abscons. Mais… mais qu’est-ce que c’est que cette matière ?… C’est kloug !?! Non, c’est de la merde.