Films en vrac (15)

Le fourre-tout du jour : Face à Face, Witness, Les Sentiers de la Perdition, The Equalizer, Kvinden i buret, Reclaim, Mon voisin le tueur 1 et 2, Expendables 3.

Face à Face (1992)
Polar moyen qui a pris un coup de vieux. En dépit d’une flopée de rebondissements d’une pertinence discutable, on n’est pas spécialement tendu dans son fauteuil. Je l’avais vu à l’époque de sa sortie et même un gosse était capable de deviner l’identité du coupable très rapidement.

Witness (1985)
Si le début a franchement vieilli car très daté années 80, la suite n’a pas pris une ride. Forcément, la communauté Amish, que le film se passe au XIXe siècle ou en 2050, le contexte reste intemporel. Sympathique thriller, à la limite du documentaire sur les Amish.

Les Sentiers de la Perdition (2002)
Du bon film noir. Peut-être trop classique dans sa forme.

The Equalizer (2014)
The Equalizer n’est pas un documentaire sur la musique. Non, c’est l’histoire éternelle d’un ancien agent de la CIA, machine à tuer invincible, qui s’est rangé des voitures et qui, bien sûr, se retrouve plongé dans l’univers de violence qu’il voulait laisser derrière lui.
Film trop long, qui se perd en scènes annexes pour appuyer des points qu’on a parfaitement compris d’emblée. Surtout, on l’a déjà vu 1000 fois et il n’apporte strictement rien. Fuqua le bien nommé a encore accouché d’une bouse.

Kvinden i buret (2013)
Polar danois adapté de l’œuvre de Jussi Adler-Olsen, plus précisément le premier volume de la série “Enquêtes du Département V” (Kvinden i buret en danois, Miséricorde en VF). Le film est titré The Keeper of Lost Causes à l’international, ce qui résume assez bien : du Cold Case scandinave. Rien n’explose, personne ne se tire dessus dans la rue, les voitures ne se coursent pas à 180 km/h en centre ville, les Danois sont taiseux. Quand on est gavé des thrillers hollywoodiens, le changement d’air fait du bien.

Reclaim (2014)
Qu’est-ce qui ne va pas dans ce film ? Cochez la ou les bonnes réponses.
a – Le rythme palpitant comme un Derrick.
b – La réalisation digne d’un sous-téléfilm de M6.
c – Le scénar formaté selon le schéma narratif le plus basique qu’on puisse imaginer.
d – Le casting peu inspiré juste venu cachetonner.
Si vous avez répondu a, b, c et d, vous avez tout bon.

Mon voisin le tueur 1 et 2 (1999 et 2004)
La comédie américaine dans toute sa non-splendeur. Gags potaches et lourdingues à deux ronds cinquante, même pas dignes d’un Benny Hill. On voit Amanda Peet à poil dans le premier, c’est tout ce que j’ai retenu du diptyque.

Expendables 3 (2014)
Grosse déception.Un casting long comme un jour sans pain… qui n’est finalement que de la poudre aux yeux. Jet Li et Schwarzie se contentent de passer, Harrisson Ford est vaguement là sans trop qu’on sache pourquoi ni comment, le grand méchant Mel Gibson fait figure de parent pauvre, Antonio Banderas fait de la déco. Au lieu de l’habituelle pléthore de têtes d’affiche vieillissantes, on nous colle quatre jeunes connards insipides en renfort des papys. Y en a pas un à jouer autrement comme une tanche (la palme revenant à Harrisson Ford). Dialogues à l’avenant de ceux qui les débitent : pourris et cliché à mort, quasiment au premier degré donc loin de l’autodérision du second volet.

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