Films en vrac (14)

Aujourd’hui, entre daubesque et pas terrible : Le Terminal, L’Interprète, Le Suspect Idéal, Non-Stop, Babysitting, Sabotage, Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?, 22 Jump Street.

Le Terminal (2004)
Oh Steven Spielberg ! Oh Tom Hanks ! Oh John Williams ! Oh… bof. On dirait une suite de sketches pas compètement décousue mais pas complètement homogène non plus. Le découpage du scénario est d’un classicime à crever, avec tous ses passages obligés, ses hauts et ses bas là où il faut et bien sûr sa fin connue d’avance. Ni ennuyeux ni palpitant, cocasse par moments mais pas tordant, trop léger pour exploiter les thèmes qu’il esquisse vaguement, Le Terminal est une grosse guimauve.

L’Interprète (2005)
Lourd, lent, mou, pompeux, péteux.

Le Suspect Idéal (1997)
Un Usual Suspects du pauvre. Une réalisation brouillonne et une intrigue inutilement tarabiscotée plombent ce qui aurait pu être un excellent thriller psychologique. Reste Tim Roth, que j’adore. Marran de se dire que quelques années plus tard il atterrirait de l’autre côté de la table d’interrogatoire dans la série Lie to me.

Non-Stop (2014)
Si on le regarde en mode cerveau éteint, Non-Stop remplit son contrat de divertissement sans prétention. Si on a le malheur de réfléchir, aller simple vers les frontières du nanar et bidonnage assuré devant la crédibilité zéro, les rebondissements prévisibles, les incohérences, le déjà-rererevu…

Babysitting (2013)
Encore un film “qui aurait pu”. A la base, j’étais très rétif à le voir quand on connaît mon amour pour les found footages, genre sur lequel je chie allègrement (même si ça ne sert à rien puisque c’est déjà de la merde en soi). Bonne surprise, il y a un vrai travail de réalisation pour rendre les scènes lisibles, pas juste filmées à la nawak. L’ensemble est plutôt marrant, avec quelques bonnes répliques et quelques scènes fendardes, mais affiche un rythme inégal. On regrettera surtout le manque de burnes qui ravale le trash à un gentillet divertissement familial.

Sabotage (2014)
Si l’intrigue n’a pas grand rapport avec un sabotage, le titre fera son office pour la relance de la carrière de Schwarzy. Après un démarrage prometteur, on s’enlise dans les longueurs et l’ennui. Mal écrit, mal filmé, mal joué, mal dialoguisé (ouaip !) : verdict.

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? (2014)
C’est ça la “grande comédie française de l’année” ?… Wow !…
Le jeu sur les clichés racistes ? Sur 1h30, on ne peut pas dire qu’il soit exploité autant qu’il aurait pu/dû l’être. Y a 10000 fois trop de personnages pour les exploiter correctement et suffisamment. Le développement s’offre des ellipses qui laissent perplexes (les rapports Clavier-Lauby) et des raccourcis faciles (notamment la fin). Mais surtout, le film n’est pas drôle. Mais c’est pitoyable, comme dirait l’autre.

22 Jump Street (2014)
Là on touche carrément le fond de la nullité.