Films en vrac (1)

Quelques films vus dernièrement, mais qui ne méritent pas une longue critique bonne ou mauvaise… ou peut-être que si pour certains. Mais entre la flemme et le manque de temps…
Au menu : Cockneys vs. Zombies, la tétralogie Critters, Exilé, Ghost Rider 2, L’enquête corse, Taken 2, The Thing (original et remake) et The Revenant.

Cockneys vs. Zombies (2012)
Un film qui met aux prises des zombies (sans blague…) et une bande hétéroclite de malfrats à la petite semaine et de retraités. Quelques scènes sympathiques (la poursuite en déambulateur, les papis et mamies armés à la Rambo), le reste est sans surprise (y en a forcément un qui se fait mordre et qui va forcément devenir un zombie, comme c’est original). Vu en VO à laquelle on n’entrave rien à cause de l’accent cockney.

Critters 1 à 4 (1986-1992)
Le premier veut marcher sur les traces de Gremlins. Aurait pu être sympa, mais l’ensemble manque cruellement de moyens et pue la pauvreté. Rate son coup pour le côté gremilinien par manque d’humour. Manque de gore donc ne peut fait même pas un bon film à hémoglobine. Reste la nostalgie des années 80…
Le second est dans la lignée du premier, un peu plus marrant, peut-être.
Le troisième est sans intérêt et le dernier une sombre bouse.

Exilé (2006)
Chaque scène est étirée à l’infini (ou à l’asiatique, ça revient au même). Des gens se tirent dessus. Superbe mise en scène. Super chiant aussi.

Ghost Rider 2 (2012)
On pouvait au mieux considérer le premier comme un gros clip vaguement regardable. Là, on touche le fond. Le scénar tient sur un timbre-poste plié en deux mais réussit l’exploit de partir en roue libre (je m’en serais voulu de ne pas la placer, celle-ci). Tout respire le nanar, ce qui place Ghost Rider 2 dans la catégorie des morceaux de choix pour les amateurs. Nicolas Cage cabotine comme rarement et la présence de Christophe Lambert… Ben voilà en fait, il y a Nicolas Cage et Christophe Lambert dans le même film. La messe est dite.

L’enquête corse (2004)
Mine de clichés sur la Corse, censés donner lieu à des gags hilarants. J’ai bien dit “censés”. Genre de Bienvenue chez les Ch’tis mais en pas drôle. Mou, linéaire et gentillet : tout nase.

Taken 2 (2012)
Inutile suite du premier. Le même film en moins bien. Une suite dans toute sa non-splendeur, donc.

The Thing (1982) et The Thing (2011)
Deux filmsportant le même titre, que c’est pratique. Pour la commodité, j’appellerai The Thing le film original et The Truc la bouse récente. The Thing est un film de John Carpenter sorti en 1982 avec entre autres Kurt Russell. Il est bien et je vous conseille de le visionner. The Machin, c’est tout l’inverse. Cette préquelle à The Thing, sortie en 2012, est tellement peu inspirée qu’elle ne fait même pas l’effort de se trouver un titre, même tout moisi (genre The Thing Zero ou The Thing : The Prequel…). Dans The Thing, un extraterrestre ravage un camp américain. Dans The Bidule, un extraterrestre ravage un camp norvégien… qui sera visité par les Américains de The Thing. Le spectateur avait bien deviné ce qui était arrivé aux Norvégiens. C’était suggéré par Carpenter, inutile de faire un film entier pour tout montrer, surtout qu’il s’agit exactement de la même chose. Limite The Trucmuche aurait raconté l’arrivée de l’alien, d’où il vient, pourquoi, comment, bon d’accord, ça aurait peut-être apporté un plus. Mais là non, à part mettre des Norvégiens à la place des Yankees, on a affaire à un copier-coller qui ne brille par rien (originalité zéro, réalisation moyenne, acteurs moyens).

The Revenant
De bonnes idées, mais le film tourne vite en rond, comme une suite de sketches dont on se demande où il veut nous emmener. Surtout qu’on en prend pour presque deux heures de rythme en dents de scie. Les longueurs sont donc au rendez-vous. A raison d’un “fuck” tous les deux mots, je me suis vite fatigué des dialogues en VO (la seule que j’avais malheureusement). Pour ce qui est d’avoir une explication sur le pourquoi du comment, tintin. J’en attendais mieux et c’est bien dommage. Tout n’est pas à jeter, loin de là. The Revenant change (un peu) de l’habituel “virus qui a transformé tout le monde en zombis sauf une poignée de survivants qui luttent bec et ongles”. La fin est tout simplement formidable (j’étais pété de rire).

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