1941

Titre original : 1941
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Robert Zemeckis & Bob Gale
Pays d’origine : USA
Genre : comédie grasse et bête
Durée : 1h58
Année : 1979
Avec : Dan Aykroyd, Ned Beatty, John Belushi, Murray Hamilton, Christopher Lee, Toshirō Mifune, Tim Matheson, Warren Oates, Robert Stack, Treat Williams, Nancy Allen

 Synopsis : En 1941, alors que les Américains décident d’entrer en guerre, un sous-marin japonais fait surface au large de Los Angeles. Face à cette menace, les habitants de Hollywood tentent vainement d’organiser la résistance.

Un “excellent” résumé du film.

Avis :
2 heures éprouvantes… Je comprends que le film ait été un échec en son temps. Il est simplement navrant.
Autant je peux être indulgent avec les nanars de Vandamme & Co, autant je me marre avec des comédies potaches mais travaillées comme les Y a-t-il un pilote… (pour les références et détournements de films) ou La Cité de la Peur (on aime ou n’aime pas l’humour des Nuls, mais ils ont marqué une époque et ce film le résume bien), autant là les bras m’en tombent au point que je tape actuellement avec mes orteils. Remarquez, le film a été tourné avec les pieds, ça tombe à pic.
Ok, il y a un grand casting devant et derrière la caméra. Ok, c’est complètement déjanté. Sauf que ça ne suffit pas à faire un grand film ni une bonne comédie.
J’ignore comment Spielberg a atterri là-dedans ni comment il s’est justifié après coup de “ça”. Véritable foutoir avec un scénario des plus faiblards et des plus anarchiques, prétexte à une succession de sketches à rallonge ou d’avalanches de gags miteux. Heureusement que l’histoire est simpliste, tout part tellement dans tous les sens avec tellement de personnages que ce serait incompréhensible. Le côté loufoque volontaire sombre dans un feu d’artifices d’âneries.
Pour résumer les gags :
– pipi-caca (un type mange une boussole, les Japonais le collent sur le trône après lui avoir fait boire une bouteille de jus de pruneau)
– “ça, c’est ma bite” pour citer les Nuls (blagues graveleuses avec tout ce qui se rapporte aux avions, du manche au lâcher de bombes)
– chute / bagarres / tartes à la crème
Voilà la quintessence de l’humour américain. En 2 heures, j’ai ri 0 fois, vaguement souri 2-3 fois grand maximum. Deux heures, c’est long.
Les seuls à s’en sortir à peu près honorablement sont Christopher Lee en officier allemand impassible et Toshiro Mifune en officier japonais impassible. Enfin, ça correspond à leurs personnages, mais on ne pas pas dire qu’ils jouent des masses en-dehors d’une présence physique (syndrome Seagal). Le reste du casting ? Jamais vu autant d’acteurs d’une telle envergure jouer si mal ! Chacun y va d’un numéro de cabotinage dantesque qui donne envie de les virer de l’Actor’s Studio (syndrome Galabru pour la partie alimentaire de sa filmo).
C’est indicible, pire que tous les films d’horreur que j’ai pu voir en fin de compte.

(Republication de ma chronique de juillet 2010 sur Le Boulevard des Stars.)