Chaussures à ses pieds

Je sais que l’expression correcte est au singulier, mais à moins d’être unijambiste…

Comme quoi, on peut tirer un coup sans prendre son pied.

Comme quoi, on peut tirer un coup sans prendre son pied.

Or donc, j’avais prévu de démarrer l’année 2013 sur ce blog par un article raffiné sur “l’orgasme au douzième coup (sic) de minuit”, mais l’avenir – qui est maintenant passé, mais bref – en a décidé autrement.
Ma chère et tendre Yumiko me demandait tantôt si je pouvais parler d’autre chose que son cul. Ce à quoi j’ai rétorqué que j’étais bien obligé faute de sujet intelligent sous la main et que, de toute façon, les articles “culturels” du blog n’étaient qu’un prétexte bien fumeux pour des élucubrations toutes d’exhibition et de gaudriole.
“Tu pourrais parler de mes pieds”, qu’elle me dit. Ah… Sujet passionnant… ou pas. Accompagné de l’argument affligeant “ça devrait te plaire, c’est sous la ceinture”. Voilà bien une idée de nana : complètement débile.
Le jour où des petons, tout charmants qu’il soient, attireront plus qu’un auguste popotin, la France sortira de la crise il gèlera en Enfer.
Mon cerveau malade avait bien entendu envisagé de détourner le propos. La mention d’une ceinture noire d’aïkidō l’a vite amené à se raviser. Je suis peut-être fou, mais je suis pas con (ou l’inverse, j’hésite toujours).
Ce n’est donc pas aujourd’hui que “certaines photos” figureront sur ce blog. Un bel album pourtant. Enrichissant. Tonique (ta mère). Et, à mon sens, tout à fait dans le sujet, coupant la poire en deux entre son pied (et comment elle le prend) et son cul (et comment je le prends).
Aux deux péons dans le fond qui chuchotent “bouh, le faible”, j’objecte que non. Je négocie (habilement, cela va de soi). Pourquoi ? Ben déjà, je peux pas toujours utiliser l’argument massue “ma main dans la gueule”. En plus, là, faut déjà que les ecchymoses issues d’une discussion précédente s’estompent, sans quoi on va finir par jaser dans le quartier. Et puis laisser couler maintenant fera d’autant mieux passer la pilule (qui n’est pas le sobriquet de ma teub) plus tard sur un sujet à ma convenance.

Parlons pied, donc. Soupir.
Le pied est situé au bout de la jambe.
Voilà.
Sinon, vous pouvez jeter un œil ou deux ici. Comme chacun sait, Yumi est grande amatrice de grolles. Il paraîtrait qu’une nana possède en moyenne une dizaine de paires de galoches. Ma dulcinée pulvérise le chiffre, le multiplie allègrement par 5 ou 6. J’ai arrêté de compter faute de doigts en nombre suffisant. On n’a pas de dressing à la maison, mais un “shoeing”. Raison pour laquelle on ne peut pas avoir d’enfants : entre mon armure de kendō, mes sabres, mes bouquins, ses godasses, je ne vois pas où caser une progéniture sans compression à la César.
Yumiko est la reine de la pompe (à plus d’un titre, mais je m’égare), l’impératrice de la tatane (et pas seulement en aïkidō). Pour les grandes et petites occasions, pour dedans comme dehors, pour tous les types de terrain, des pantoufles aux cuissardes, elle dispose forcément de couvre-pieds appropriés. Toujours.
Et le pire, c’est qu’elle les met ! Pas comme ces greluches adeptes de l’achat “-pulsif”, aussi bien im- que com- (et con tout court aussi). Sitôt payé, sitôt regretté. Suffit de voir le nombre d’annonces sur les sites de ventes entre particuliers comportant la mention “jamais portées” ou “portées une fois”. Ben ça valait le coup…
Yumi, non, disais-je. Toute déraisonnable qu’elle se montre dans l’accumulation, elle fait preuve d’intelligence (si tant est que la notion ait un sens à propos de la gent féminine) dans l’usage. Certes le nombre impose un roulement délayé, dont je vous laisse calculer la fréquence, parce que les maths et moi, ça fait trois. Toujours est-il qu’à l’arrivée, elle les porte, ses artefacts petonniers. Et pas juste une fois ou deux. Voilà LE point qui me sidère, plus que la collectionnite elle-même (je possède assez de bouquins pour ouvrir une librairie et peux donc m’écraser discrètement à ce sujet).
Présenter le détail va très vite m’emmerder (déjà que…), je sauterai donc directement Yumi au péché mignon de la miss. Les compensées et les bottes. Soit deux péchés mignons (je vous avais prévenu, les maths et moi…) mais qui se confondent souvent en un seul quand même.
Ami fétichiste, je vois déjà une lueur lubrique s’allumer dans tes mirettes et tu as bien raison. Sauf si tu es fan de Francis Lalanne.
Moi, j’aime bien le côté pratique de ses godillots surélevés aux semelles grimpant jusqu’à 20 cm. Avec de telles échasses pour combler notre écart de taille, je ne risque pas de choper un lumbago chaque fois que j’embrasse Yumi. Et je gagne systématiquement les courses dans les escaliers sur l’air de “le dernier en haut paye le resto”.

(Note 1 : la dernière photo, un peu perdue au milieu de ses consœurs, c’est parce que Yumi a tenu ABSOLUMENT à son cadeau de Noël-Saint-Valentin. Je décline toute responsabilité quant à l’incohérence de la galerie qui en résulte. Les miniatures moisies qui ne ressemblent à rien sont générées par WordPress qui n’a pas vraiment le compas dans l’œil – ou alors un dans chaque œil, la cécité occasionnée expliquerait bien des choses.)
(Note 2 : Les mentions “offertes par mes soins” démontrent que non, je n’ai aucune imagination pour les cadeaux et que oui, je me rabats sur les valeurs sûres pour ne pas me creuser la tête tout en étant certain que le présent plaira. C’est ça ou les solutions de repli encore moins imaginatives comme les chocolats ou les fleurs… Comme en plus Yumi n’arrête pas de répéter à qui veut l’entendre “c’est mon chéri qui me les a offertes” pour montrer à quel point je suis parfait, j’allais pas me priver de le signaler.)
(Note 3 : Il était temps d’arriver à la fin de cet article, je commençais à manquer de synonymes. Parce que si vous relisez bien, y a jamais deux fois le même terme pour désigner les croquenots de la miss.)

Après avoir étalé tout ce qui monte au-delà de la cheville, je ne doute pas que la miss m’obligera à pondre un de ces quatre un autre article sur le reste de sa collection, les modèles abordés ici étant loin de la couvrir dans son ensemble.

Yumi chaussures de pouf

Petit avant-goût du prochain article sur les « machins » que ma dulcinée porte aux pieds (je suis vraiment à sec de synonymes).

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