Avec un V comme dans Pavlov

Ah, les Japonais et leur fameux V sur les photos…

Ou pas...

Ou pas…

Ben oui, deux doigts, c’est bon pour la vile roture. Le couple impérial en utilise cinq – non, cette phrase n’a rien d’une pub subliminale pour la Fistinière.

Or donc… Or donc rien en fait. C’est les vacances, j’ai la flemme, je suis imbibé d’apéro jusqu’au trognon. Trois bonnes raisons de ne pas me lancer dans un exposé, d’autant plus vain que la réponse est déjà connue. Vous la trouverez ici sur le site du Time.
Les non-anglophones se rabattront sur une imparfaite VF ici. Pourquoi imparfaite ? Parce qu’en ne parlant que du Japon, c’est oublier que ce signe fleurit sur les photos d’à peu près TOUT l’Extrême-Orient (Chine, Taiwan, et surtout Corée du Sud) et qu’il n’a rien de spécifiquement japonais ou en tout cas plus maintenant. Et faudrait corriger le titre, parce que la plupart des Japonais eux-mêmes sont infoutus de dire pourquoi ils le font. “Comment les Japonais en sont venus à faire le signe V sur les photos jusqu’à ce que la pratique devienne un réflexe pavlovien si ancré dans les mœurs que les intéressés en oublient le pourquoi ?” serait un titre plus approprié, quoiqu’un peu long, j’en conviens. Pour avoir posé moultes fois la question autour de moi, voici les réponses les plus courantes : “parce que c’est comme ça”, “parce que c’est la coutume”, “parce que c’est la tradition”, “parce que”, “par habitude”, ainsi que toutes les variantes de “je sais pas” et autres “…” pleins de perplexité.

– Vous voulez une photo ? – Juste deux doigts. – Vous ne voulez pas une photo d'abord ?

– Vous voulez une photo ?
– Juste deux doigts.
– Vous ne voulez pas une photo d’abord ?

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