Appel aux armes

Les Gaulois sont dans la plaine !
Pas tout seuls, les hordes hellénistiques ne vont pas tarder à les rejoindre.

Idéale en première ligne, l'amazone détourne l'attention de l'adversaire.

Idéale en première ligne, l’amazone détourne l’attention de l’adversaire.

Le héraut a sonné le rassemblement. Les généraux rassemblent leurs troupes pour la traditionnelle harangue pleine de “nous (enfin, vous, moi je serai planqué avec l’état-major sur la colline derrière), donc nous n’en reviendrons pas tous” et “nous nous battrons bravement pour la gloire et l’honneur et blablabla”. Les forgerons turbinent pour équiper l’armada. Les soldats s’entraînent d’arrache-pied… ou vont claquer leur solde à la taverne en putes et alcool (des fois qu’ils n’en reviendraient pas, autant en profiter).
Bref, c’est la guerre.
Celle-ci aura la mérite de n’envoyer au casse-pipe que des bonshommes en plomb et de laisser tranquille la courbe démographique. La (relative) paix du monde ne s’en trouvera pas chamboulée.

La semaine prochaine a lieu le grand tournoi. Pas celui avec Jean-Claude Vandamme. Juste la rencontre de fondus de figurines et de wargames historiques. Un des gros événements de l’année pour les clubs de la préfecture. L’occasion de se mesurer les uns aux autres pour savoir qui a la plus grosse et qui sait le mieux s’en servir. Je parle d’armée, pas d’autre chose.
Ce ne sera pas mon premier tournoi depuis que je me suis remis à la guerre sur table, j’espère seulement qu’il se passera mieux que les précédents. Je réussis actuellement le double exploit d’avoir le meilleur ratio victoires/défaites au club… et le pire en tournoi. A cause d’une déveine monumentale. Aucun souci pour composer une armée qui tienne la route, placer judicieusement les unités et prendre les décisions tactiques géniales sur le terrain… juste un manque de bol terrifiant sur les actions qui se résolvent aux dés. Dégâts, moral, ce genre de “détails” qui ont leur importance. Mes contre-performances en tournoi m’auront au moins permis d’apprendre un mot de français à mes condisciples. Depuis, le surnom m’est resté : général Scoumoune. La classe… Notez que dans l’enceinte du club où je les écrase régulièrement, ils font moins les malins. Non mais !
Bref, la géométrie variable de dame Fortune ne m’empêchera pas de retenter le coup. De toute façon, le résultat ne pourra pas être pire que mes désastres précédents.

Là-dessus, va falloir que je me décide sur ce que je compte aligner. Ma collection pléthorique (et encombrante) m’a permis de tester absolument tout ce qui se fait en liste d’armées hellénistiques. Gréco-macédoniens d’Alexandre, Ligue Achéenne grecque, empire séleucide, Egypte lagide, Epire (Pyrrhus), Attalide de Pergame, royaumes Gréco-Bactrien et Indo-Grec, royaume du Pont (Mithridate), royaume du Bosphore (gréco-scythe), Thrace… et je ne crois pas en oublier.
Ma préférence va à Alexandre, dont l’armée combine au mieux noyau lourd de phalange, infanterie légère et cavalerie. La plus cohérente, donc. Et de base, elle ne comporte pas d’éléphants, c’est important. Le jour où vous aurez vu vos troupes piétinées par vos propres éléphants paniqués, vous comprendrez. Scoumoune, quand tu nous tiens…

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