Apocalypse Not

Je me contenterai aujourd’hui d’un article bref. Je suis claqué, crevé, flingué, nase, épuisé.

On nous avait promis l’apocalypse pour hier. Va falloir patienter encore un peu visiblement. Remarquez que plus la date approchait, plus les faux prophètes rois de la calculette la reculaient.
“Ça va être la fin du monde !” criaient-ils. “Faites péter l’oseille pour acheter ma méthode de survie infaillible”, enchaînaient-ils un ton en-dessous.
Et puis le temps passe, le jour J approche, et vas-y qu’ils commencent à bredouiller qu’en fait, le calcul doit être affiné ou interprété métaphoriquement. Bref, on couvre son cul pour éviter de passer pour un gland quand viendra l’heure du pétard mouillé. Ce serait dommage de perdre toute crédibilité. Remarquez, un type viendrait m’annoncer qu’il a calculé avec précision le jour exact de la fin du monde, il atteindrait le degré zéro de crédibilité avant d’avoir achevé sa phrase. M’enfin “de tout temps”, comme dirait une bonne vieille dissert’ de philo, il y a eu des illuminés pour prédire la fin des temps et des crétins pour les croire.
La fin du monde est donc reportée aux calendes grecques (ou mayas ou atlantes).

Dans le doute, j’ai quand même passé la nuit aux aguets à attendre les extraterrestres mayas apocalyptiques pour les accueillir comme il se doit. Saké sous forme de cocktail Molotov et sashimis de fugu. Katana dans une main, wakizashi dans l’autre.
Je n’ai rien vu venir et Anne, ma sœur Anne, non plus.
Faudra que je pense à nettoyer le jardin, sans quoi faut s’attendre à des accidents.

achtung minen