Boulevard des Stars

Jean-Claude Van Damme

dimanche 1er août 2010 par Kunopès

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Filmographie :

- The Eagle Path (2010)
- Universal Soldier 3 : Regeneration (2009)
- JCVD (2008)
- The Shepherd : Border Patrol (2008)
- Until Death (2007)
- Sinav (2006)
- The Hard Corps (2006)
- Ultime Menace / Second in Command (2006)
- L’Empreinte de la Mort / Wake of Death (2004)
- Narco (2004)
- En Enfer / In Hell (2003)
- Point d’Impact / Derailed (2002)
- The Order (2001)
- Replicant (2001)
- Inferno (1999)
- Universal Soldier 2 : The Return (1999)
- Légionnaire (1998)
- Piège à Hong-Kong / Knock Off (1998)
- Double Team (1997)
- Risque Maximum / Maximum Risk (1996)
- Le Grand Tournoi / The Quest (1996)
- Mort Subite / Sudden Death (1995)
- Street Fighter (1994)
- Timecop (1994)
- Chasse à l’Homme / Hard Target (1993)
- Cavale Sans Issue / Nowhere to Run (1993)
- Universal Soldier (1992)
- Double Impact (1991)
- Couprs pour Coups / Death Warrant (1990)
- Full Contact / Lionheart (1990)
- Kickboxer (1989)
- Cyborg (1989)
- L’Arme Absolue / Black Eagle (1988)
- Bloodsport (1988) .... Frank Dux
- Karate Tiger / No Retreat, No Surrender (1986)
- Monaco Forever (1984)

- A également joué son propre rôle dans la série Friends, fait une apparition dans le clip Kiss My Eyes de Bob Sinclar et incarné un mage dans une pub pour le jeu World of Warcraft.
- Scénariste (complet ou partiel) de Kickboxer, Full Contact, Kickboxer 2, Double Impact, Le Grand Tournoi, Légionnaire, The Order, The Eagle Path.
- Producteur d’une bonne partie de sa filmo directement ou indirectement (via sa boîte Films 777).
- Réalisateur : Le Grand Tournoi, The Eagle Path
- Monteur : Bloodsport, Cyborg, The Eagle Path
- Chorégraphie des combats : Kickboxer, Full Contact, Double Impact, The Hard Corps
- Cascadeur : Portés Disparus

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Biographie et carrière :

Jean-Claude Van Varenberg naît le 18 octobre 1960 à Berchem-Sainte-Agathe (commune de Bruxelles) de parents fleuristes.

Petit être chétif mais sensible, Jean-Claude a pour centres d’intérêt la musique (Beethoven et Brel), le dessin et la peinture. C’est bien gentil tout ça, mais son père veut en faire un homme, un vrai. A 11 ans, le petit JC se tourne vers le karaté... et le ballet classique (eh oui), la combinaison des deux lui donnant plus tard un style de combat particulier. Il se verra même invité à rejoindre l’Opéra de Paris, mais déclinera l’offre : le karaté l’emporte.
La muscu et la danse aidant, à la fois puissant et souple, il se lance dans la compétition. Jean-Claude est bon, très bon même. Les difficultés à gérer la pression lui ferment les portes des combats professionnels alors qu’il excelle hors compétition. (Note : il a tout de même un palmarès honorable.) Comme il faut bien gagner sa croûte, en parallèle, il ouvre un centre de fitness à Bruxelles, le California Gym. L’affaire marche du tonnerre, mais JC reste insatisfait (le drame des perfectionnistes).

Deux événements marquent un tournant : d’une part, lors championnat de monde de karaté de 1979, Jean-Claude découvre les USA, qui le fascinent ; d’autre part, il est engagé pour un rôle (qu’il ne décrochera pas) dans "Rue Barbare" et découvre le monde du cinéma.
Du jour au lendamin, il plaque tout et débarque aux Etats-unis en 1982, avec 2000$ et pas un mot d’anglais en poche. Evidemment, c’est la galère. Mais Jean-Claude en veut ! Pour survivre, il multiplie les petits boulots (chauffeur de taxi et de limousine, serveur, livreur de pizza, entraîneur, poseur de moquette, gardien de parking...) et apprend l’anglais (de son propre aveu grâce à la série Les Pierrafeu).

A force de persévérance, JC parvient à nouer quelques contacts dans le monde du cinéma. Il rencontre Lou Ferigno, devient entraîneur de Chuck Norris pour Portés Disparus, décroche quelques petits rôles (un karatéka homo dans Monaco Forever, le méchant dans Karaté Tiger et L’Arme absolue, la créature de Predator). C’est à ce moment qu’il devient Van Damme (ou Vandamme).
Ce n’est pas encore la consécration, mais il a un pied dans la place et on commence à le remarquer pour son style de karaté aérien et un certain charisme (auquel la taille de ses biceps n’est pas étranger).

Jouant le tout pour le tout, Jean-Claude aborde à la sortie d’un restaurant le producteur Menahem Golan (patron de la Cannon et responsable d’un nombre formidable de films d’action... et d’autant de nanars) et lui fait une démonstration de karaté sur le vif. Et ça marche, puisqu’il est engagé pour Bloodsport.
Le résultat initial est un abominable navet destiné à sortir directement en vidéo. Jean-Claude voyant sa chance s’envoler, prend les choses en main et remonte le film qui sera un véritable succès de l’année 1988. Il devient une STAR !

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Pourquoi ça marche ? "Avant tout, se remettre dans le contexte de l’époque. Nous sommes dans la seconde moitié des années 80. Sylvester Stallone est l’acteur le mieux payé au monde. Arnold Schwarzenegger, Chuck Norris et lui ont redéfini les bases du héros moderne et du cinéma d’action. (...) Menahem Golan et Yoram Globus ont, avec la Cannon, imposé le concept du ninja-film dans les salles. (...) John Woo est totalement inconnu en Occident, et la révolution Tsui Hark ne touche que les rares spectateurs de festivals asiatiques. (...) Le cinéma d’action américain ronronne et attend une révolution qui mettra encore quelques années à venir (Piège de cristal en 1988). C’est avant tout dans cette conjoncture qu’il faut chercher le succès insensé de Jean-Claude Van Damme. Incarnant en un sens celui que tout le monde attend, il est plus jeune que Chuck Norris, plus beau que Sylvester Stallone, plus humain qu’Arnold Schwarzenegger. Tout simplement.
A l’époque, dans cette décennie glorieuse des années 80, la révolution Van Damme était plus qu’évidente. Il relance pour des années le cinéma de karaté, cantonnés jusqu’à présent à quelques Jackie Chan importés et mal doublés. Il impose un kung-fu absolument improbable, mais américain (en opposition avec la boxe chinoise de Bruce Lee), spectaculaire et incroyablement photogénique, fait de figures imposées (le célèbre coup de pied retourné ou le grand écart facial). Plus que tout, il se fait reconnaître par le style de ses personnages, qui imposent leur rythme aux films. Modestes, timides, parfois fragiles en apparence, ce sont bien souvent des immigrés moyens qui attendent de perdre, de s’en prendre plein la tête, avant de se réveiller pour une vengeance bien méritée, emportant avec eux la pleine adhésion d’un spectateur aux anges. Van Damme tranche ainsi radicalement avec le héros invincible tendance Rambo et termine bien souvent ses films le visage tuméfié et ensanglanté."
Source : le site filmdecultes, je n’aurais pas mieux dit.

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Jean-Claude enchaîne les productions pour la Cannon. On est toujours dans la série B et, si certains titres se nanardiseront avec le temps, ils n’en restent pas moins d’honnêtes produits de l’époque qui connaissent un certain succès, voire un succès certain (Cyborg, Kickboxer, Full Contact et Coups pour Coups). Van Damme devient un incontournable, la preuve en est qu’on l’invite aux Oscars et à Cannes.
Fort de son succès, Jean-Claude décide de passer à la vitesse supérieure. Il scénarise Double Impact (mal vieilli mais gros succès de l’époque) et enchaîne les tournages : Universal Soldier, Chasse à l’homme (réalisé par l’anonyme John Woo) et Cavale sans Issue. Il en profite pour se lancer dans "son" projet : Le Grand Tournoi (1996), qu’il écrit, produit, réalise et interprète. Le film ne rencontre pas le succès voulu, et sans être chef-d’oeuvre, il montre quand même que JC a plus de cordes à son arc que ses détracteurs n’imaginent.
C’est l’apogée de sa carrière. C’est aussi le moment où Jean-Claude va mettre le nez où il ne faut pas : la coke. S’il réussit encore à obtenir le succès, celui-ci commence à perdre de la vitesse à force d’enchaîner tout et n’importe quoi, y compris des navets indigents ou de parfaits nanars (Street Fighter, Double Team). Qui plus est, Vandamme prend la grosse tête à force de réussite et devient imbuvable sur certains tournages au point que John Woo le tourne en ridicule en sabordant Piège à Hong-Kong.

Après quelques échecs, c’est la dégringolade qui commence.
Pour replacer les choses dans leur contexte, c’est aussi le moment où la télé prend un sérieux virage vers le sensationnalisme, la bouffonnerie facile et la télé-réalité-poubelle.
Dès lors, inviter Van Damme pour se foutre de lui devient une mode. Bon, c’est vrai qu’il facilite les choses, ses envolées hallucinées à coups d’aware et d’aphorismes franglais sont du plus grand ridicule. Tout le monde oublie alors ses succès passés et le fait que la coke n’aide pas à avoir les idées claires. J’avoue que les délires de ce prophète sous acide m’ont fait marrer un temps, mea culpa. Ceci dit, ce qui a débuté comme l’invitation d’un "clown de plateau" a tourné à la crucifixion médiatique et publique.
L’indice de mesure de la chute est la sortie de ses films directement en video (The Monk, Légionnaire, The Order, In Hell...). Ces productions sont d’un intérêt variable et souvent pas terribles. Ses tentatives de renaissance en 2001 et à partir de 2005 passent inaperçus tant sa crédibilité a été détruite par ses errements de cocaïnomane et un lynchage médiatique systématique. Pourtant, sa prestation dans Replican et son apparition dans Narco montrent qu’il est loin d’être fini et qu’il peut encore surprendre (eh oui, il joue !).

Et pourtant...
"Jean-Claude Van Damme revient sur grand écran par un biais décalé : il interprète en effet son propre rôle de vedette un peu has-been et déglinguée dans la comédie dramatique JCVD, montrant au passage des vraies qualités de comédien et apportant la preuve que les come-backs les plus improbables sont parfois de l’ordre du possible. Que le chemin de la rédemption passe par la comédie ou le Direct-to-Video, gageons que les muscles de Bruxelles sont encore loin d’être finis." (source : Nanarland)

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Sources : Site officiel
Je me suis permis de citer Nanarland et Film-de-culte qui ont le mérite de voir les bons comme les mauvais côtés de Van Damme. J’ai évidemment utilisé les incontournables Wikipedia et Imdb.

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Et moi là-dedans ?
Van Damme est un acteur que j’aime beaucoup.
Je l’ai découvert au collège, à ses débuts, et le fait est qu’à l’époque, Bloodsport ou Kickboxer étaient des oeuvres ultimes (ouaip, bon, en même temps, j’avais 10 ans). On adorait ça et depuis, Van Damme reste toujours attaché à cette époque avec tout ce que ça implique de nostalgie totalement subjective. On dira ce qu’on voudra de sa filmographie "variable", même si certains titres ont pris un coup de vieux, il a vraiment assuré niveau cinéma d’action, marqué une période du genre et fait passer de bons moments à pas mal de monde. Aujourd’hui, je les revois encore comme le gosse que j’étais... accessoirement, je me prends des barres devant ses plus beaux nanars... et j’admire ce qu’il est capable de faire comme comédien dans ses rôles "sérieux".
On ne peut pas lui enlever non plus d’être un combattant d’exception, avec un style propre. Et quand on voit sa bouille de gamin, il a vraiment fait du chemin dans cette voie. Si son palmarès officiel est en partie bidon (gonflé à ses débuts au cinéma pour la promo), tout le monde ne peut pas se targuer d’avoir le niveau pour participer aux championnats du monde. Lui, il peut.
Le petit Belge anonyme aura incarné le rêve américain jusque dans sa chute. Parti de rien, comme dit le poncif, il s’est hissé tout seul uniquement parce qu’il en voulait, à force de persévérance. Pas parce que papa-maman étaient acteurs, réalisateurs ou producteurs (je ne vise personne) ou même généralement des artistes. Il a vraiment été au bout de son rêve. Au lieu de se perdre en fous rires sur ses propos déjantés, il ne faudrait pas oublier que dans le cinéma ou le karaté, il renvoie l’image d’un acharné qui s’est battu pour y arriver. C’est d’abord et avant tout un bosseur. Sans parler de son combat contre la drogue ou pour revenir sur les écrans : même après un KO, il remonte sur le ring.
On oublie aussi les qualités d’homme de l’art. Dit comme ça, le propos prête à sourire. Dans le domaine du cinéma d’action, il a remporté d’énormes succès et imposé un style. L’acteur-tataneur est également producteur et s’est lancé comme réalisateur et scénariste. Pas toujours avec bonheur, certes, mais on pourrait citer quelques grands qui ont bien foiré leurs débuts. Après sa dégringolade, pas sûr que JC ait de seconde chance, et c’est dommage, parce que son travail hors-champ, tout imparfait qu’il est, contient quelques morceaux intéressants loin d’un "truc de nase" auquel on s’attendrait. J’ajoute aussi qu’il a toujours su s’entourer pour pouvoir avancer dans sa carrière (même si le résultat n’était pas toujours au rendez-vous). Si John Woo, Tsui Hark et Ringo Lam ont eu leur chance à Hollywood, c’est en grande partie grâce à lui. Enfin, il n’est pas donné à tout le monde de s’improviser monteur du jour au lendemain et de transformer une bouse en succès international (Bloosport) : lui l’a fait.
Alors oui, il a joué dans un paquets de bouses, il est totalement parti en vrille avec la drogue, il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître qu’il a pas mal déconné et pulvérisé sa carrière (les médias l’ont bien aidé, ceci dit).
Et pourtant Jean-Claude n’a pas dit son dernier mot. Aux USA, ses films ne sortent qu’en vidéo, mais en France, on a encore la chance de le voir occasionnellement en salle. Replicant en avait déjà supris plus d’un en 2001, L’Empreinte de la mort en laissa plus d’un sur le cul en 2005. Oui, Vandamme sait jouer, et sait même être bluffant (surtout dans le 2e) dès lors qu’on lui laisse la possibilité d’exprimer quelque chose autrement qu’en bastonnant. En-dehors de ces films d’action, on peut citer sa brève mais excellente apparition dans Narco. Bien sûr, le morceau de bravoure est JCVD. Occasion sur le tard de déployer un VRAI talent d’acteur, à 1000 lieues de tout ce qu’il a pu jouer, de ses pitreries verbales passées et de son image persistante de bouffon, on y découvre le Vandamme brisé, assagi, émouvant, drôle, lucide dans son auto-dérision, capable de finesse et de sensibilité. En un mot, un comédien convaincant... et un type finalement pas plus con qu’un autre.
J’espère que Jean-Claude continuera dans ce registre, ce serait un magistral "coup de pied sauté retourné dans ta face" à tous ceux qui s’obstinent à ne voir en lui que le pire.
Un tel parcours, avec ses hauts et ses bas, mérite, sinon l’admiration, au moins un minimum de respect.

"L’envie de réaliser un rêve, c’est le talent. Et tout le restant c’est de la sueur, de la transpiration, c’est de la discipline. [...] L’art, moi je ne sais pas ce que c’est. Les artistes, je ne connais pas. Je crois qu’il y a des gens qui travaillent à quelque chose et qui y travaillent avec une grande énergie finalement." (Jacques Brel)

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Portfolio

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