Titre original : Beowulf
Réalisateur : Robert Zemeckis
Genre : fantasy, aventures
Année de production : 2007
Durée : 1 h 53 mn
Pays d’origine : Etats-Unis
Avec : Angelina Jolie, Ray Winstone, Anthony Hopkins, Robin Wright Penn, Crispin Glover, John Malkovich, Brendan Gleeson, Alison Lohman, Chris Coppola, Sebastian Roché
Synopsis :
A une époque où la Terre vit sous les ténèbres, Beowulf, un homme maudit et solitaire, fruit des amours interdites d’une mortelle avec le Diable, tente de vaincre le monstre qui est en lui en combattant le Mal. Son plus redoutable adversaire est une créature d’une sauvagerie sans nom, tapie dans une forteresse.
Avis de Kunopès :
Avec ce Beowulf, Robert Zemeckis nous offre un excellent spectacle. Bourré d’effets spéciaux, ce n’est rien de le dire, puisqu’il a été tourné en "performance capture". La technique est à tomber à la renverse ! On s’y croirait et pas un instant on ne pense que tout ça, dans le fond, c’est bidon. Enfin si, parfois, il arrive que certaines images sentent bon la retouche numérique, mais bon, on le sait d’entrée de jeu et ça passe sans problème.
Le film mêle habilement épopée et heroic-fantasy, avec un scénario qui respecte le poème épique original tout en restant dans le même esprit pour les passages où il a fallu broder.
Côté action, il n’y a pas de temps mort et les scènes de combat sont grandioses. Le combat avec le dragon est particulièrement dantesque, fracassant et apocalyptique, bref, un moment d’anthologie.
Le casting de rêve réuni pour l’occasion est à la hauteur du film, de même que les "petits rôles".
Mon seul regret, c’est qu’Angelina ne soit pas plus présente. Comme à son habitude, elle se fend d’une superbe prestation. Son interprétation de la mère de Grendel est aussi machiavélique que tendre : un monstre, certes, mais qui veille sur sa progéniture avec amour. On sent que c’est du vécu, Angie étant à la tête d’une véritable tribu. Sa composition "serpentine" rappelle aussi à plusieurs égards l’Olympias qu’elle a incarnée dans Alexandre, celle-là même qui faisait joujou avec des bestioles écailleuses et couvait son fiston avec autant d’amour que de rage. Même âme ténébreuse pour ces deux reines, brillamment jouée par une troisième.
Il va sans dire qu’en plus de son jeu de scène, on est également scotché par son corps, à mille lieues du monstre qu’elle incarne. Certes, la plastique est synthétique, recréée artificiellement par ordinateur... mais elle vaut largement l’originale qu’on peut admirer dans d’autres films. Voir Angie déambuler fesses à l’air et poitrine au vent a toujours ce même effet d’inspirer un grand silence dans une salle de cinéma, suivi d’un grand soupir, et c’est bien parce que la moquette les absorbe qu’on n’entend pas tomber les gouttes de bave de tout le public...
Oui, oui, j’avoue que c’est un peu basique comme réaction, mais, si Angelina ne se limite pas qu’à d’appétissantes courbes dénudées, c’est aussi pour ça qu’on l’aime. Pas vrai, les gars ? (Et les filles aussi, d’ailleurs...)
Beowulf est donc un grand spectacle qui ne devrait pas décevoir les amateurs d’épopées flamboyantes. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment et en prendre plein les yeux.
L’avis de Jolie :
La légende de Beowulf est inspiré d’un vieux poème épique "Beowulf", une oeuvre clé de la littérature anglo-saxonne datant du VIIIe siècle. Une oeuvre qui a toujours fasciné le cinéma, mais très difficile à mettre en scène. La preuve, un film déjà réalisé mais de qualité de série B, avec pourtant un acteur sympathique : Christophe Lambert. Hélas, le scénario n’est vraiment pas à la hauteur, j’avoue que je fus très déçue du film final.
C’est pourquoi, j’étais curieuse de voir la nouvelle adaptation. La légende de Beowulf version 2007 est un film au style visuel singulier. A dire vrai, il s’agit d’une vraie petite bombe visuelle à mon avis ! Le réalisateur Robert Zemeckis a choisi d’utiliser la technologie de "performance capture" qui permet de recréer à la perfection les expressions et les gestes des comédiens sur ordinateurs, en particulier les expressions des yeux des acteurs qui donnent plus de vie à leur double numérique.
De plus, le scénario est nerveux et les images numériques, pour ma part, ne m’ont pas gênées. Une fois habitué, on ne voit pas de différence. Je dirai même qu’ainsi les scènes violentes passent bien mieux à l’écran que des images "réelles". En effet, certaines peuvent être plutôt insoutenables...... Il faut dire que le personnage de Grendel est particulièrement monstrueux et peut prendre vie grâce au numérique. Je vois mal un simple acteur pouvant l’interpréter.
Le personnage principal, Beowulf, est un vrai héros nordique et un héros sexy (surtout pour certaines scènes...). Quant à Angie, elle campe une reine des ténèbres plus séduisante que jamais ! Bien qu’elle apparaisse peu de temps sur l’ensemble du film, c’est une vraie déesse du grand écran ! On comprend aisément pourquoi Beowulf et les autres succombent à la tentation ! Son apparition ne laisse pas de marbre !!!
Les personnages secondaires sont également très intéressants par leurs rôles intermédiaires ; ils mettent notamment en avant des valeurs telles que l’amitié, l’amour ou le courage..... Je dirais que mon GROS coup de coeur va pour le dragon ! Magnifique dragon qui ressort merveilleusement bien, et sur grand écran, il est vraiment impressionnant. De plus, il présente une bonne bouille de dragon digne des grands dessinateurs de fantasy ! Enfin, un beau dragon réussi !!
En bref, je dirai qu’il s’agit d’un bon film, reposant sur un vrai challenge numérique hautement réussi et un scénario très bien ficelé. A voir absolument sur grand écran, car les images sont superbes ! Même si Angelina n’est pas le personnage principal, ce film mérite votre coup d’oeil et votre coup de coeur. Vivent les Vikings !
Fiche détaillée sur Angie’s Rainbow.
jolie
Articles de cet auteur
- Wanted
- Soeurs de Coeur
- Taking Lives, Destins Violés
- Mr and Mrs Smith
- Capitaine Sky et le monde de demain
- [...]




